Goliath

Définition et enjeux

Charles Deulin,  Contes du roi Cambrinus (1874)

“ On l'appelle Goliath, comme le géant qui fut tué par le berger David, mais celui-ci avait à peine dix pieds, tandis que le nôtre en a plus que le double.
Il est d'une force si prodigieuse qu'il déracinc les arbres et étouffe dans ses bras les lions et les ours. Il entre dans les villes et à lui seul il les met à sac; il décoiffe les maisons aussi aisément que ta mère décoiffe sa marmite, et il démolirait tout de fond en comble, si on ne se rendait à merci.
”
Source : Gallica

Collectif,  Magasin d’Éducation et de Récréation

“ Indigné, Le Guen se suspend à la petite queue de Goliath pour lui faire lâcher prise, tout en exhalant sa colère par une bordée de jurons des plus maritimes... Goliath, rentrant enfin en lui-même, lâche son arbuste et reprend, la queue basse, le chemin de son domaine. Il est fort mal reçu par M. Massey, Henri et Gérard lui-même qui l’accablent de reproches : il est facile de voir sur la physionomie expressive de Goliath qu’il se sent coupable ; mais, blessé de la façon dont on l’accueille, il tourne le dos à ses amis et va se cacher pour bouder dans son kiosque. ”
Source : Wikisource

Collectif,  Magasin d’Éducation et de Récréation

“ Et, enlevant son feutre, il le présente à Goliath, dont toute la peau semble se hérisser à ce contact, par ce phénomène connu sous le nom de chair de poule : il détourne les yeux, pousse un petit gémissement... et comme Gérard persiste à lui mettre sous le nez l’odieux couvre-chef, il n’y tient plus, le saisit, le jette à terre et le foule aux pieds avec un cri de rage et de triomphe. Tout le monde rit, et les Anglais, applaudissant à tout rompre, font une ovation à Goliath qui, sa rage assouvie, a repris son grand air calme et fixe majestueusement sur le public son petit œil narquois. ”
Source : Wikisource

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