André Suarès,
Voyage du Condottière
“ Théodora est bien la reine de ce monde frémissant et muet. Derrière elle et ses femmes étroitement drapées, j’entends les cris de la folie dans les chambres lointaines, les appels de l’hystérie au milieu des odeurs, les bonds dans la soie et le velours des orgies secrètes. Théodora taciturne gémit, menace et sanglote comme une possédée. Théodora, serrée dans sa robe, déchire ses vêtements et se roule toute nue sur les fourrures. Le linge le plus fin lui est une chappe de soufre ; et sa peau glacée est un supplice pour le feu qui la brûle au-dedans. Elle est haute, maigre, rongée. ”
