Auguste Barbier,
Contes du soir
(1879)
“ Sous tes blancs rayons la nature est en paix, mais mon cœur ne l'est pas. Il souffre même plus qu'il n'a jamais souffert, et pourtant Gaston est vivant, Gaston guérira et redeviendra beau et aimable. Je devrais être folle d'ivresse. Hélas ! j'éprouve encore plus de douleur que s'il eût péri. Ah ! s'il eût été tué, je me serais précipitée avec lui dans la mort, mais, rendu à la vie, il faut que je m'en sépare. Je sais qu'il m'aime et que si j'allais me jeter dans ses bras, il les resserrerait sur moi avec une force invincible. ”
