Auguste Barbier

Auguste Barbier

Résumé

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier,  Contes du soir (1879)

“ Sous tes blancs rayons la nature est en paix, mais mon cœur ne l'est pas. Il souffre même plus qu'il n'a jamais souffert, et pourtant Gaston est vivant, Gaston guérira et redeviendra beau et aimable.
Je devrais être folle d'ivresse. Hélas ! j'éprouve encore plus de douleur que s'il eût péri. Ah ! s'il eût été tué, je me serais précipitée avec lui dans la mort, mais, rendu à la vie, il faut que je m'en sépare. Je sais qu'il m'aime et que si j'allais me jeter dans ses bras, il les resserrerait sur moi avec une force invincible.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier,  Contes du soir (1879)

“ Gaston garda la main de la jeune femme dans la sienne et la porta à ses lèvres. Puis ils se levèrent, se regardèrent avec une extrême douleur, pleurèrent ensemble, et seraient tombés dans les bras l'un de l'autre, si la sœur tourière n'eût été là. Mais ils se continrent, et comme il fallait partir, Théodora se déroba la première, disant d'une voix éteinte : « — A revoir, à revoir, n'est-ce pas? — Oui, oui, répondit le chevalier, à revoir! » Et à son tour il sortit
de la salle tout suffoqué, et tout brisé de cet entretien suprême.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier,  Contes du soir (1879)

“ « - On dirait vraiment, monsieur, que vous avez vendu votre personne au diable. — Ni ma personne, ni personne, monsieur le bailli, » réplique froidement Gaston, en regardant en face le seigneur
de Chaiges, et il se remet à battre les cartes. M. de Watteville pâlit, se mord la lèvre, mais en homme du monde, il se contient, et se retirant du jeu, dit au chevalier « — Demain matin, monsieur, vous aurez votre argent. — Quand il vous plaira, monsieur, » ajoute Gaston ; il salue et se rassied.
”
Source : Gallica

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