Madeleine Vrignault

Résumé

Madeleine Vrignault L'Héritier de Monsieur de Salernes… (1927)

Le château de Maillé, l'hôtel de Salernes?
— Le château de Maillé appartenait au père d'Henri, l'hôtel de Salernes est un don de son grand-père et doit revenir au premier, des fils. Toutes les terres, tous les titres seront pour l'aîné. Micaël aura pour tout bien son épée
Une amertume infinie perçait dans les paroles du comte; jamais le sort de son fils ne lui avait paru plus misérable et plus injuste.
Il répéta, songeur :
« Micaël n'aura que son épée,... à moins...
— A moins que l'autre ne meure? » dit Marfa d'un ton sourd.
Source : Gallica

Madeleine Vrignault L'Héritier de Monsieur de Salernes… (1927)

Avait-il un chagrin? Était-il malheureux chez lui? Le comte Donati paraissait l'aimer; mais un beau-père n'est pas un père. A-t-il voulu échapper à une tutelle qui lui pesait?
— Non, ne croyez pas cela, dit vivement Jacquemin. Henri était rêveur, mais il n'était pas triste. On ne le rendait pas malheureux et il aimait tout le monde ici, mais surtout sa mère et sa petite sœur, et il n'aurait jamais voulu leur faire cette peine et s'en aller ainsi loin d'elles et les laisser croire à sa mort. C'est ce qui m'épouvante : vivant, il serait revenu.
Source : Gallica

Madeleine Vrignault L'Héritier de Monsieur de Salernes… (1927)

Une désolation profonde remplissait le cœur de l'enfant. En un moment, les paroles du comte Donati l'avaient dépouillé de tout. Il était seul au monde, car c'est être seul que d'avoir un père qu'on ne connaît pas et qui ne s'est jamais soucié de vous. Sa mère, Ginevra, le petit Micaël, et jusqu'au comte, qu'il avait cru son ami, tous devenaient des étrangers pour lui!
On le chassait de cette maison qu'il croyait la sienne ; il n'avait plus rien! Un homme dont il ne connaissait ni le visage ni le nom allait l'emmener : il ne reverrait plus rien de ce qu'il avait aimé!...
Source : Gallica

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