Paul de Kock

Paul de Kock

Résumé

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock L'enfant de ma femme

Mullern fut le seul qui pénétra la vérité ; mais il garda pour lui ses réflexions, sans dire à son colonel ce qu'il pensait.
Le jeune Henri devint l'idole de sa mère; ses traits lui retraçaient ceux de l'homme qu'elle avait tant aimé.
Si Clémentine avait eu le bonheur d'élever son fils, il est probable que notre jeune héros aurait hérité de ses qualités douces et tendres; mais elle mourut lorsqu'il
n'avait encore que quatre ans, emportant avec elle les regrets et les larmes de tous ceux qui l'avaient connue.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock L'enfant de ma femme

L'aventure arrivée à Henri fit le sujet de l'entretien du déjeuner; la dame en rit beaucoup, et lui promit que ce serait la nouvelle du jour. Henri était étonné de trouver autant d'usage et d'esprit dans une femme de théâtre; mais, ce qui le surprenait le plus, c'était la réserve de ses manières et les obstacles que l'on opposait à ses transports amoureux. Henri ignorait qu'une femme qui se vend est plus difficile à vaincre qu'une femme qui se donne: l'une cède au penchant de son cœur, tandis que l'autre diffère ses faveurs afin de les faire payer davantage.
Source : Gutenberg

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock L'enfant de ma femme

Notre hussard se coucha, et ne tarda pas à s'endormir profondément. Lorsque Henri fut certain qu'il ne songeait plus à lui, il se leva avec précaution, sortit doucement de la chaumière, et prit le chemin du château.
La soirée était superbe, un clair de lune magnifique répandait sur toute la nature une teinte bleuâtre; et l'œil en se fixant sur un bosquet, sur un arbrisseau, croyait distinguer une ombre immobile, une figure bizarre; c'est alors que mille objets frappent notre vue, troublent notre imagination, et ne sont pourtant produits que par le reflet de l'astre de la nuit.
Source : Gutenberg

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