Résumé

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La laitière de Montfermeil

Dalville a rêvé un peu à la petite mattresse, un peu à la jeune laitière, un peu à madame Destival, puis encore à quelques autres comme
quelqu'un qui n'a pas dans le cœur un sentiment exclusif et qui se laisse aller à toutes les sensations, à toutes les illusions, à tous les caprices de son imagination. Il se lève sans avoir un plan de conduite bien décidé, sans se promettre d'être ni plus sage, ni plus entreprenant, sans avoir l'intention de former une nouvelle intrigue : c'est le hasard qui en décidera, ce sont les circonstances qui le feront agir.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La laitière de Montfermeil

Auguste s'approche du petit, qui pleure très fort en regardant à ses pieds et d'un air stupéfait les débris d'un vase de terre dont le contenu est épars sur le chemin; l'enfant ne se retourne pas pour regarder la personne qui l'appelle; toutes ses idées semblent concentrées sur la marmite cassée ; il ne peut que pleurer en portant de temps à autre à sa tête et à ses yeux de petites mains bien noires, qui, mouillées par ses larmes, barbouillent sa figure ronde.
— Mais qu'as-tu donc à pleurer ainsi, mon garçon? dit Auguste en se baissant pour être plus près de l'enfant.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La laitière de Montfermeil (1887)

Allons, ne pleurez plus; embrassez-moi, Denise; Auguste vous aimera, car vous le méritez bien.
Virginie était vivement émue, la douleur de Denise l'avait attendrie; pour la première fois, depuis bien longtemps, des pleurs véritables coulèrent de ses yeux en pressant la jeune fille dans ses bras.
Ce qui calme le plus vite les infortunés, c'est de voir qu'on partage leur peine. Denise écoute les prières de Virginie ; elle
s'efforce de rappeler son courage, elle essuie ses yeux, se lève, et dit en poussant un gros soupir : — Je vais donc retourner à mon village.
Source : Gallica

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