Résumé

Albert Caise La jeunesse d'une femme au quartier latin (1879)

Ces paroles d'Olympe déconcertèrent Aline, elle fut profondément humiliée et répondit vivement :
– Olympe, je te remercie. Je n'ai que faire de ton argent. Tu désires de l'absinthe ?
— Parbleu, et toi, tu n'en bois pas peut-être ?
– Plus du tout. Fortuné me le défend, il a raison, c'est mauvais.
– Oh ! très-joli. « Fortuné me le défend ; » mais l'est donc un tyran que cet homme-là, un ogre, un
Sauvage ! Plus souvent, moi, si un homme me défendait une chose, ce serait une raison pour me décider à la faire tout de suite.
– J'entends, Olympe, mais il est si bon pour moi !
Source : Gallica

Albert Caise La jeunesse d'une femme au quartier latin (1879)

Messieurs, vous ne voulez pas qu'il tue ce pauvre garçon, je vous en conjure. Fortuné, je m'attache à toi. Tu n'iras pas. Et vous, monsieur Brisebois, je vous demande pardon, je suis cause de tout, oui, je ne suis pas respectable, je n'ai pas le droit d'être susceptible, vos quolibets, je les mérite ; votre considération, je n'en suis pas digne.
– Assez, assez, Brunette, ricane Brisebois, fais-nous grâce de tes jérémiades ; si ta nouvelle passion t'est ravie, tu passeras ton caprice avec un autre et je te consolerai si tu veux. A présent laisse-nous.
Source : Gallica

Albert Caise La jeunesse d'une femme au quartier latin (1879)

Ah ! jamais, mon cher, au point de sacrifier au sentiment le moins neuf de mes chapeaux, interrompt Brisebois ; mais à propos, Agnelet, mon ami, dites-nous donc ce que vous entendez par amour.
– Pour moi, messieurs, l'amour ce n'est pas cet instinct bestial qui porte naturellement deux êtres de sexe différent l'un vers l'autre ; je nie l'existence de l'amour chez les individus de l'espèce animale. Il est inné, au contraire, dans l'homme, un besoin constant d'épancher son coeur auprès d'une femme qui éprouve, vis-à-vis de lui, le même désir
Source : Gallica

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