Camille Debans,
Le capitaine Marche-ou-Crève
(1877)
“ Je ne veux pas qu'il meure. Je le veux vivant pour qu'il souffre, pour qu'il tombe enfin à ma merci. – Oh ! tout cela, dit Peyretorte, c'est de la poésie. – Poésie ou non, ce sera ainsi, je vous le jure ; car vous ne le tuerez pas, c'est moi qui m'y opposerai et par tous les moyens en mon pouvoir. – Vous êtes, ma chère Coquelicot, une étrange femme. Ce Cramoizan, vous le détestez de toute votre âme, et, dans certaines circonstances, quelqu'un qui ne vous connaîtrait pas, pourrait croire que vous l'aimez à la folie. – Moi, l'aimer ! s'écria la courtisane en pâlissant. Moi, aimer cet homme ! ”
