Alexis Bouvier

Alexis Bouvier

Résumé

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le domino rose (1877)

Le compagnon de Maurice n'avait pas plus de ressemblance avec lui que Sidie n'en avait avec Renée.
C'était un Parisien, un vrai, des ongles aux cheveux, il était même fier qu'on l'appelât le petit Parisien. Ayant appris la vie à l'école du malheur, et à lire à l'école des Frères, il ne savait de la vie que ce qui est faux, et ses études se bornaient à sa signature et à deux règles. Il avait combattu avec le besoin, et son intelligence native l'avait fait vaincre.
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le domino rose (1877)

Le vieil oncle observait son neveu. Celui-ci ému, courut à Caroline, la prit dans ses bras, l'embrassant, cherchant à la consoler, lui dit :
– Mère ! mère... sainte femme, je suis votre fils...
Sous ses larmes, Caroline sourit en embrassant Maurice.
Coindet pleurait dans un coin et Sidie, raide, debout, l'oeil hagard, contemplait la scène dont elle avait été la cause ; une lutte se livrait en elle... et, lorsque le vieillard, pour cacher son émotion, lui dit :
– Mademoiselle, qu'avez-vous encore à dire ?
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le domino rose (1877)

C'est moi, Renée, c'est moi qui ai consenti à tout cela. Je voulais être seul avec vous, pour que notre amour ne soit plus seulement un mot... Renée, je vous aime ; je prévois autour de nous des obstacles à la passion qui me dévore. Renée, devant Dieu, aimons-nous sans souci des autres.
Renée, effrayée, entendait sortir de la bouche de Maurice les mêmes paroles que Sidie lui avait dites quelques instants auparavant. Elle ne pouvait plus douter : c'était un piège qu'on lui avait tendu ! Son amie l'avait livrée et celui qu'elle adorait avait accepté cette trahison ! Sa poitrine haletait.
Source : Gallica

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