“ Verdier haussa les épaules. — C’est simple comme bonjour ! murmura-t-il. On se fait insulter... et puis vogue la galère ! — Ah !... fit le chevalier d’un ton joyeux ; le petit drôle vous a insulté !... — Oui, oui, répondit Verdier dont la joue bronzée se couvrit d’un léger incarnat ; c’est au café Piron, dans le quartier latin... Le petit coquin est joueur comme les cartes... je l’ai accusé d’avoir triché... et ma foi, il m’a répondu en me jetant un verre de bière à la figure. ”
Verdier
Définition et enjeux
Le terme verdier désigne à la fois un oiseau, le greenfinch, et des figures littéraires aux parcours variés. Dans les œuvres de Paul Féval, il incarne un anti-héros imprévisible, tandis que Marguerite Burnat-Provins le poétise en être naturel, chantant au crépuscule.
Claude Vignon et Bertin, eux, explorent ses facettes humaines, entre vulnérabilité et dévouement. Ce thème, mêlant bienséance et symbolisme, révèle une diversité d’approches, de la fiction réaliste à la poésie lyrique, illustrée par des auteurs comme Gabrielle d’Arvor ou B. Poitevin.
Citations sur “Verdier”
B. Poitevin, Le Pêcheur de l'île de La Borde… (1884)
“ Oh ! non, non, n'ayez pas de regret, monsieur Verdier, dit Philippe surexcité et les yeux pleins de larmes ! Merci, au contraire, car d'un enfant vous venez de faire un homme. Mais c'est mon pauvre petit ange de fille que, dans mon imagination, je cherche toujours ! – Là encore il faut de la raison, répliqua Verdier. Ce n'est pas votre absence qui l'empêchera de grandir, et soyez certain qu'un jour, peu éloigné peut-être, on viendra vous rappeler que vous en êtes le père. ”
“ Il écoutait. — Vous êtes un excellent garçon, Verdier, disait l’homme su paletot blanc. Soyez tranquille... je me charge de vous faire faire votre chemin dans le commerce. — C’est que vous m’avez dit cela déjà trois ou quatre fois, monsieur le chevalier, et Dieu sait si j’ai fait fortune ! L’homme au paletot blanc prit un ton paternel : — De mauvaises habitudes, Verdier, mon enfant ! répliqua-t-il. — Il faut être juste... Vous avez maintenant une tenue passable... mais il n’y a pas longtemps !... je vous parle d’un mois à peine : vous sentiez l’estaminet d’une lieue... ”
