Armand Verdier

Élements biographiques

Armand Verdier La vérité sur la retraite de Lang-Son… (1892)

Tout le terrain en avant est hérissé de mamelons aux pentes raides ; chaque sommet est surmonté d'un fort. De tous côtés s'agitent immenses et bariolés les drapeaux chinois, qui semblent nous défier de venir jusqu'à eux.
C'est à la 2e brigade d'entamer le combat. Le général de Négrier explore le terrain de sa lorgnette ; puis, après un temps assez long qui lui a
permis de bien juger de la situation, il prend ses dispositions pour l'attaque.
Source : Gallica

Armand Verdier La vérité sur la retraite de Lang-Son… (1892)

Dès qu'il prend possession de son poste, là où, la veille, dormait en paix le commandant Diguet avec un seul bataillon, toutes les troupes du colonel sont en l'air.
Par l'agitation de sa seule personne, il tient ses compagnies autant en éveil que toute l'armée chinoise, qui se trouve à Bang-Bo.
Les hommes ne dorment plus ; mais à qui la faute ? N'est-ce pas à celui qui justement devrait leur inspirer le plus de confiance ?
Sur un piton, qui nécessiterait à peine un poste d'observation de 10 hommes, il place toute une compagnie, qui, sans abri, passe ses nuits en plein air.
Source : Gallica

Armand Verdier La vérité sur la retraite de Lang-Son… (1892)

Là, le général de Négrier, comme homme de guerre, fit preuve des qualités les plus remarquables.
Les pertes de la brigade étaient très sérieuses ; il fallait songer à sauver nos nombreux blessés et à tenir tête aux Chinois qui, vainqueurs, devenaient de plus en plus audacieux.
La retraite s'opéra par échelons. Le général donnait ses ordres avec un calme parfait, n'abandonnant une position qu'après s'être bien assuré que les blessés étaient en sûreté et que l'échelon porté en arrière pouvait permettre à celui plus en avant de battre en retraite sous la protection de ses feux.
Source : Gallica

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