Hors de combat

Définition et enjeux

M. Ferdinand von Hochstetter Le Tour du monde

Bientôt les guerriers des deux armées, furieux jusqu’à un véritable désespoir, avaient mis bas toute leur défroque. Les guerriers célèbres se mettaient à appeler par leur nom et à provoquer d’autres guerriers dans les rangs ennemis ; les épithètes, les gestes insultants s’entre-croisaient ; enfin les deux partis, enflammés de haine et fous de rage, brandissaient leurs armes et se précipitaient, hors d’eux-mêmes, en poussant d’affreux hurlements, préludes d’un combat mortel. Chaque guerrier choisissait son ennemi et la bataille se transformait en d’innombrables combats personnels.
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Portrait de Louis Hourticq Louis Hourticq Récits et réflexions d'un combattant… (1918)

Toutes les raisons de la morale du temps de paix que vous cherchez pour justifier votre abstention ne vous empêcheront pas d'être engagé, malgré vous, dans la bataille. Vous marcherez donc, mais, au lieu de tuer, vous soignerez les blessés. En soignant les blessés, ne conservez-vous pas des combattants qui frapperont à nouveau? Vous marcherez au combat, sans vous servir de votre fusil. Empêcherez-vous l'adversaire de se servir du sien? Votre abstention ne vous met pas hors de la lutte, elle vous met dans le camp ennemi. Un tireur de moins chez vous, c'est un tireur de plus chez ceux d'en face.
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Émile Toutey Charles le Téméraire et la ligue de Constance (1902)

« Celui qui, dans un combat ou dans, une attaque, reçoit une blessure qui le « met hors d'état d'être en aide à lui-même ou à l'armée, doit néanmoins ne « pas fuir, mais rester avec ses compagnons d'armes jusqu'à la fin du danger. « On défendra, le champ, de bataille et on harcèlera l'ennemi jusqu'au dernier « moment. » Les traditions des exploits passés, très vivaces, enflammaient les hommes pour de nouveaux actes de courage.
Source : Gallica

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