Ernest Dessiaux, Mémoires d'un prêtre d'hier (1911)
“ Une Patrie sans foi, sans jeunesse croyante, sans Dieu, serait une Patrie sans âme, déjà morte avant d'avoir combattu. Or, qui forme l'âme d'un peuple, sinon le Prêtre, c'est-à-dire l'ancien élève du Séminaire? A quoi bon des arsenaux, s'il n'y avait plus d'Eglise où s'enseigne le sacrifice, et la valeur du sang versé pour la défense des grandes causes !... J'entends bien que vous comptez sur la discipline. Que pourra-t-elle sur l'homme, si l'enfant ne s'est pas d'abord formé au respect de l'autorité et n'a pas appris à obéir à l'école du Prêtre qui enseigne que tout pouvoir vient de Dieu ? ”
