Résumé

Les Confessions d'un Prêtre par Lui-Même (1870)

Songez-y, du reste, si, comme je n'en doute pas, vous obtenez du succès, vous attirerez sur vous les yeux de l'administration, et, dans la suite, on vous accordera une situation plus brillante.
— Le sacrifice que j'ai fait, en m'engageant dans le clergé, a été complet, sincère, sans arrière-pensée, répliquai-je. Je ne souhaite ni l'éclat, ni le confortable. Il faut à mon âme la paix, la proximité de la famille, le temps pour l'étude— Vous changerez, d'avis plus tard, me dit le supérieur en souriant ; vous ferez comme tout le monde.
Source : Gallica

Les Confessions d'un Prêtre par Lui-Même (1870)

Le prêtre, affranchi de la présence de l'évêque dans sa maison, retrouvait le maître à l'église, où il essuyait plus de rebuffades que de compliments.
En revanche, s'il avait un seigneur, dans sa paroisse, ou de riches habitants, il jouissait de la consolation de voir l'évêque rempli d'attentions pour ces personnages; avec eux toujours ce dernier était doux, affable, tout sucre et tout miel.
On daignait convier le curé au dîner; mais il arrivait fréquemment que le prélat lui faisait
solder cet honneur en le mortifiant d'une parole hautaine.
Source : Gallica

Les Confessions d'un Prêtre par Lui-Même (1870)

Les anciennes, ne réclamant plus que le droit de patronage et la réalité de l'influence, laissaient aux jeunes les douceurs des longs tête-àtète, où la femme se contente par une conversation tissue de ces mille riens qu'elle a le secret d'exprimer si délicatement et d'une façon si séduisante.
A moins d'être de bronze, le cœur du prêtre ne résistera pas : il se fondra sous la moite chaleur de ce babil charmant, à ces attitudes mutines participant de la chatte et de l'enfant.
Source : Gallica

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