Résumé

Jean Déchelette Vie du cardinal Caverot, archevêque de Lyon (1890)

Il se rendit directement de Rome à Lyon. Le lendemain de son arrivée, il distribua les cendres dans sa cathédrale, reçut son clergé et lui transmit les premières bénédictions du nouveau pape. L'émotion que lui avaient causée les événements des derniers jours se faisait sentir dans chacune de ses paroles : « Evêque de Saint- Dié, disait-il, j'ai siégé dans un concile général ; archevêque de Lyon, je viens de prendre part à un conclave. C'est le partage de bien peu d'évêques. Puissent ces grands souvenirs accroître encore, si c'est possible, mon dévouement à la sainte Eglise romaine ! »
Source : Gallica

Jean Déchelette Vie du cardinal Caverot, archevêque de Lyon (1890)

Avec son cœur expansif et bon, Mgr Caverot n'aurait pu supporter l'isolement ; il ne se serait pas davantage contenté, dans son intérieur, de relations inspirées seulement par une déférence respectueuse, mais banale et froide. Il avait besoin de se sentir aimé autant qu'il aimait lui-même. Aussi s'appliqua-t-il toujours à faire de son foyer un foyer de père, où ceux qu'il appelait à s'y asseoir, trouvaient, dès le premier instant, l'affection la plus tendre, en échange du dévouement filial qu'il leur demandait.
Source : Gallica

Jean Déchelette Vie du cardinal Caverot, archevêque de Lyon (1890)

Successivement vicaire, curé, chanoine et vicaire général, il avait fait l'expérience du ministère ecclésiastique à tous ses degrés, et il arrivait à la maturité de l'âge et du talent. En vérité, un prêtre en qui se trouvaient réunis tant d'avantages et de mérites, n'était-il pas providentiellement désigné pour les hautes dignités et les grands ministères? C'est ainsi qu'en jugea Mgr Mathieu. Aussi, quoiqu'il lui en coûtât beaucoup de se priver d'un tel collaborateur, n'hésita-t-il point, dans l'intérêt supérieur de l'Eglise, à prendre lui-même l'initiative de la séparation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature