Sacrifice eucharistique

Définition et enjeux

Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann Dictionnaire de théologie catholique

La réalité du sacrifice eucharistique n’est nullement liée à la réalité d’une immolation du Christ à l’autel : il n’y a qu’une immolation effective, celle du Calvaire. La messe est un sacrifice, parce qu’elle est une oblalion ; elle est un sacrifice identique à celui du Calvaire, parce qu'à l’autel l'Église s’approprie la victime elle-même du Calvaire, pour l’offrir en représentant son immolation passée.
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Félix Martin Un missionnaire des Hurons, autobiographie du père Chaumonot… (1885)

Quelle consolation d'avoir une infinité d'associés pour honorer, pour aimer, pour servir mon Dieu ! Oh! que ne puis-je pour cela lui offrir à tout moment le sacrifice eucharistique ! Si je ne le puis faire si souvent par moi-même, je le ferai in-voto, par désir, en m'unissant d'intention à tous les prêtres qui sont et qui seront jusqu'à la fin du monde. Jamais un prêtre ne devrait s'approcher de l'autel qu'auparavant il n'eût fait ou quelque mortification ou quelque acte de charité, pour en grossir le sacrifice qu'il va offrir de tout ce que son Dieu a fait et a souffert pour lui.
Source : Gallica

Les Quatre Évangiles

Ainsi le banquet eucharistique, où Notre-Seigneur continue au milieu des hommes sa présence corporelle et personnelle, quoique sous le voile mystérieux du sacrement, et se donne tout à la fois comme nourriture et comme victime, sera présenté à chaque génération jusqu’à la fin des siècles ; ainsi l'Homme-Dieu descendra chaque jour sur nos autels, non pour être immolé de nouveau, mais pour offrir à son Père, comme une victime une fois immolée, les mérites de sa mort : c’est ce qui fait que la sainte messe est nommée le sacrifice non sanglant.
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