Résumé

Comité Orléanais des Pèlerins de Terre-Sainte (1890)

« Et poussant un grand cri, Jésus dit : Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ; « et, à ces mots, il expira ; » que ne doit on pas éprouver quand on se trouve au lieu même où ce cri fut entendu, où la terre trembla, où les moris sortirent du tombeau, où la nature entière prit le deuil pour l'HommeDieu expirant sur la croix ; et quand, l'Evangile à la main, il semble qu'on y assiste réellement encore à cette scène incomparable de laquelle, au rapport de saint Luc, « louie la multitude se retirait en se frappant la poitrine? »
Source : Gallica

Comité Orléanais des Pèlerins de Terre-Sainte (1890)

A quelques pas au midi du grand couvent des Arméniens, se trouve la porte de Sion , en avant de laquelle se voient les huttes des lépreux, terminant de ce côté le quartier juif, qui descend à l'est sur la pente du mont Sion vers le mont Moriach. C'est ici le spectacle le plus nâvrant que présente Jérusalem. Rien n'est triste et ne fait mal comme cette étroite enceinte où sont entassées , au pied des murailles de la ville, les misérables petites cabanes de boue qui servent de retraite aux lépreux.
Source : Gallica

Comité Orléanais des Pèlerins de Terre-Sainte (1890)

Si du moins vous alliez à Rome .' — M. l'abbé Laffargue ayant fait les deux pèlerinages de Jérusalem et de Rome , je m'avise de lui demander auquel il donne la préférence , et il me répond : « Rome est le complément de Jérusalem. » D'ailleurs, je fis dans Chateaubriand, qui pouvait, lui aussi, avoir la prétention de s'y connaître : « La Judée est le seul pays de la terre qui retrace au voyageur le souvenir des affaires humaines et des choses du Ciel, et qui fasse naître au fond de l'âme, par ce mélange, un sentiment et des pensées qu'aucun autre lieu ne peut inspirer.»
Source : Gallica

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