Résumé

François Lacoste Le Glaneur sur le chemin de Jérusalem… (1875)

En descendant la sainte montagne, à environ deux cents pas du Credo, on rencontre, sur la droite et au bord du chemin, une vieille ruine qui marque le lieu où Notre-Seigneur pleura sur Jérusalem. Les croisés y avaient bâti une chapelle qui est devenue une mosquée, avant de s'écrouler sous le poids des siècles. On se dispute les fleurs qui croissent autour de cette ruine. Il semble qu'elles ont plus de fraîcheur et des tons plus doux ; il semble qu'une grâce divine y reste attachée, parce qu'elles ont crû dans un terrain arrosé par les larmes d'un Dieu !
Source : Gallica

François Lacoste Le Glaneur sur le chemin de Jérusalem… (1875)

C'est ici que le Christ rédempteur, le Fils de Dieu fait homme pour nous a prêché, a fondé son Eglise, a souffert, est mort, a été enseveli, est ressuscité, est monté aux cieux ! Chaque pierre de ces ruines a entendu sa voix divine ! Ce sol a été foulé par ses pieds ! cette grotte solitaire a recueilli sa prière ! cette montagne a vu couler son sang ! cette caverne a reçu le dépôt de son corps meurtri, puis elle l'a rendu vivant et glorieux ! cette autre montagne a reçu l'empreinte de son pied triomphant quand il s'élança vers les cieux ! Ici donc, nous vivons dans le prodige.
Source : Gallica

François Lacoste Le Glaneur sur le chemin de Jérusalem… (1875)

Le Jourdain a miraculeusement séparé ses eaux, comme la mer Rouge, pour laisser passer les Hébreux précédés de l'Arche sainte. Elie et Elisée ont marché impunément à travers ses flots. Jean Baptiste a prêché la pénitence sur ses bords. Il a fait entendre aux foules émues cette grande voix qui criait dans le désert : ce Préparez la voie au Seigneur, redressez ses sentiers, et que toute vallée soit comblée, toute colline orgueilleuse abattue, toute injustice redressée et tout chemin aplani, afin que toute chair puisse voir et adorer le salut de Dieu !
Source : Gallica

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