“ Dieu nous a donné son Fils, cela suffit il nous a donné avec lui tout le reste, existence, justice, ciel, enfer, mort, démon, bref, tout, n’importe le nom : tout cela doit être à nous, parce que le Fils de Dieu. ”
Fils de Dieu
Définition et enjeux
Le titre « Fils de Dieu » désigne, dans de nombreuses traditions religieuses et mythologies, des figures semi-divines, rois, héros ou messies dotés de qualités surhumaines. Dans le judaïsme, il peut désigner parfois les rois d’Israël ou les justes, tandis que dans le christianisme, il devient un titre central en christologie, associé à Jésus-Christ en tant que Fils unique du Père.
Des auteurs tels que Saint Augustin, Thomas d’Aquin ou Ludwig Feuerbach ont analysé cette notion, soulignant sa dimension métaphysique ou spirituelle, en la reliant à la Trinité ou à la divinité de Jésus. Les textes bibliques, des Pères de l’Église aux commentaires contemporains, révèlent une évolution du terme, passant d’une désignation royale à une affirmation de la nature divine du Christ, illustrant ainsi la richesse des interprétations historiques et théologiques.
Citations sur “Fils de Dieu”
Dictionnaire de théologie catholique
“ Car nous admettons aussi le Fils de Dieu ; et qu’on ne me dise pas qu’il est ridicule que Dieu ait un Fils, car nous ne concevons pas Dieu le Père et Dieu le Fils à la manière des poètes... mais le Fils de Dieu, c’est le Verbe du Père en idée et en puissance, car c’est de lui et par lui que tout a été fait, le Père et le Fils ne faisant qu’un. Le Fils est dans le Père et le Père est dans le Fils par l’unité et la puissance de l’esprit. Le Fils de Dieu est l’intelligence et le Verbe du Père. ”
Louis-Édouard Pie,
Oeuvres de monseigneur l'évêque de Poitiers…
(1884)
“ Oui, ô Dieu, dès là qu'il s'agit non-seulement de la personne de votre Christ, mais de tout ce qui représente, de tout ce qui continue et prolonge, dans la race humaine, ce Fils de Dieu devenu le fils de l'homme, oui, il y a là de quoi attirer vos regards, il y a là un légitime objet de vos pensées et de vos attentions. Le plus petit d'entre les baptisés y a un droit rigoureux : quoi d'étonnant que vous fassiez une plus grande part à vos prêtres, à vos pontifes, à ceux en qui revit le royal sacerdoce, la suprême sacrificature de votre Fils incarné? ”
