Ivanhoë Caron, Deux voyages sur le Saint-Maurice
“ Le matin, après trois heures données au sommeil, le missionnaire était debout. On élevait un autel rustique, la messe se disait, et ces rudes bûcherons s’approchaient tous de la communion. L’action de grâces n’était pas longue, il fallait aller au travail, mais les effets de la communion restaient. C’est un fait reconnu de tout le monde, que les chantiers ne sont plus ce qu’ils étaient ; le blasphème n’en est pas disparu, mais il a diminué considérablement ; or M. l’abbé Chrétien aime à dire, à la gloire de la sainte Eucharistie, que c’est surtout la communion qui a opéré ce changement. ”
