Résumé

Nicolas Gobillon La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)

Le péché a commencé après la création du premier homme. Dieu, ayant créé son âme, la rendit maîtresse de sa volonté, pour faire paraître la noblesse de sa nature, et il se réserva l'acte d'obéissance, pour montrer qu'il était le souverain. Mais l'homme abusa malheureusement du pouvoir que Dieu lui avait donné, et préféra sa volonté à la sienne : il lui refusa l'obéissance qu'il lui devait par tant de titres. Quel aveuglement et quelle misère ! Bénissez, ô mon Dieu, le désaveu que j'en fais et la résolution que je prends, moyennant votre grâce, de le haïr pour jamais.
Source : Gallica

Nicolas Gobillon La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)

Qu'après avoir reçu tant de grâces en leur vie, ils doivent espérer de Dieu une grande miséricorde après leur mort, mais qu'il s'y faut disposer par un vrai regret, de l'avoir offensé. Je voudrais aussi leur pouvoir donner quelque connaissance de la grandeur, de la beauté et de la charité de Dieu, de la joie de le posséder éternellement, de la gloire des âmes bienheureuses. Que pourvu que notre âme parte de ce monde dans la grâce et l'amour de Dieu, nous sommes assurés de jouir de toute cette gloire.
Source : Gallica

Nicolas Gobillon La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)

Quelle merveille d'être pauvre et si riche tout ensemble ! Qu'est-ce que cette pauvreté d'esprit, sinon un dénûment de toutes choses dans l'affection, et un véritable sentiment qui persuade notre coeur que nous 'n'avons rien dans toutes les créatures qui nous appartienne en propre, et que, par conséquent, nous n'en devons user que comme usufruitiers ? Aimable pauvreté! Faites-la-moi, ô mon Dieu, bien goûter, et donnez-moi la grâce de concevoir les richesses qui lui appartiennent. Je ne puis entendre que le royaume des cieux soit autre que vous-même.
Source : Gallica

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