Nicolas Gobillon, La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)
“ Le péché a commencé après la création du premier homme. Dieu, ayant créé son âme, la rendit maîtresse de sa volonté, pour faire paraître la noblesse de sa nature, et il se réserva l'acte d'obéissance, pour montrer qu'il était le souverain. Mais l'homme abusa malheureusement du pouvoir que Dieu lui avait donné, et préféra sa volonté à la sienne : il lui refusa l'obéissance qu'il lui devait par tant de titres. Quel aveuglement et quelle misère ! Bénissez, ô mon Dieu, le désaveu que j'en fais et la résolution que je prends, moyennant votre grâce, de le haïr pour jamais. ”
