Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris
(1831)
“ si tu viens de l’enfer, j’y vais avec toi. J’ai tout fait pour cela. L’enfer où tu seras, c’est mon paradis, ta vue est plus charmante que celle de Dieu ! ”
L'Enfer, concept central dans de nombreuses traditions religieuses et mythologiques, désigne un état de souffrance extrême, souvent lié à un châtiment après la mort. Ce thème a inspiré des réflexions variées chez des auteurs comme H.-P. Dufraisse, qui en fait un lieu de justice divine, ou Friedrich Schiller, qui y voit une métaphore de la peine morale.
Alexandre Dumas et Victor Hugo, eux, explorent l'Enfer comme une réalité spirituelle ou symbolique, tandis que Jean Philippe Schmit le présente comme un réservoir de souffrances humaines. Ces approches, mêlant théologie, poésie et philosophie, révèlent une diversité d'interprétations, des visions mythologiques anciennes aux réflexions modernes sur la condition humaine.
Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris
(1831)
“ si tu viens de l’enfer, j’y vais avec toi. J’ai tout fait pour cela. L’enfer où tu seras, c’est mon paradis, ta vue est plus charmante que celle de Dieu ! ”
H.-P. Dufraisse, Le Théisme, poème en trois décades… (1872)
“ Et c'est juste, mon Dieu , bonne tu la reçois Dans le rang des élus, qui de tes saintes lois N'ont jamais transgressé les pieuses maximes, Mauvaise, dans l'enfer elle pleure ses crimes. L'enfer ! il en est un, ma raison le comprend, Ou tu n'aurais fait l'homme, ici-bas si souffrant, Qu'une dérision de ta haute justice, Puisque la vertu souffre, et que jouit le vice. Si l'enfer n'était pas, toi, tu ne serais point, Le hasard seul au monde aurait mis son appoint. Tu ne serais qu'un mot, l'effroi de la faiblesse, Comme prétend l'athée en sa fausse sagesse. ”
Friedrich Schiller,
Poésies de Schiller
“ Ta mère... oh ! l’enfer est dans mon sein : elle est seule au monde, languissant après la source de joie que ton aspect empoisonne ; chaque son qui s’échappe de tes lèvres réveille le sentiment d’un bonheur évanoui, et tes regards enfantins sont pour elle comme les traits de la mort. L’enfer ! l’enfer est là quand je ne te vois pas, l’enfer est là quand je te regarde. ”
Albin de Kazimirski Biberstein,
Le Koran
“ Oh ! que l’heure sera douloureuse et amère ! Les coupables sont plongés dans l’égarement et dans la folie. Le jour où ils seront traîner leurs fronts par terre dans le feu de l’enfer, on leur criera : Éprouvez le contact de l’enfer. ”
Juliette Adam,
Mon village
(1860)
“ Supposons que tous, autant que vous êtes ici, vous dégringoliez ensemble, au même moment, dans l’enfer, ce qui pourra vous arriver, sans que je vous le souhaite. Eh bien ! le feu de l’enfer prendrait sur vous tous comme sur un tas d’étoupes. ”
Alexandre Dumas,
Les Trois Mousquetaires
(1844)
“ Oui, l’enfer vous a ressuscitée, reprit Athos, l’enfer vous a faite riche, l’enfer vous a donné un autre nom, l’enfer vous a presque refait même un autre visage, mais il n’a effacé ni les souillures de votre âme ni la flétrissure de votre corps. ”
R. Henry, Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)
“ Je comprends maintenant, par expérience, pourquoi l'enfer serait un paradis pour les damnés s'ils pouvaient voir Dieu, puisque le seul désir de le posséder me ferait mépriser les plus horribles souffrances et endurer une espèce d'enfer. ”
Jean Philippe Schmit, L'Abîme : 1793-1852, par Jonathan… (1851)
“ J'ai arraché, des âmes aigries ou consternées, les imprécations de la fureur, les blasphèmes du désespoir, les serments terribles de la vengeance. L'enfer peut ouvrir ses greniers ; une riche moisson lui a été préparée par mon activité dévorante. ”
André Van Hasselt,
Nouvelles poésies
“ Les mères, te suivant des yeux sur ton passage, Pâles de la pâleur qui masque ton visage, Disent à leurs enfants : « Cet homme a vu l’enfer ? » Car l’enfer tu l’as vu, tu l’as vu sur la terre ; L’homme en est le démon, le satan et le roi. ”
Jean-Th. Layral, Roc-Amadour : poésies historiques dédiées à monseigneur Bardou… (1861)
“ Mais Dieu , qui sait des flots maîtriser la furie, Étouffe, quand il veut, les clameurs de l'impie. Et ce cri de l'enfer, cri de rage et d'orgueil, Du siècle où nous vivons n'a pu franchir le seuil : Le siècle où nous vivons chante un hymne à Marie. Honte à toi cependant, philosophe pervers, Qui lanças l'anathème au Dieu de l'univers. D'autres ont étonné la vertu magnanime, Tes cyniques excès étonnent jusqu'au crime. Implacable insulteur de la religion , Que l'enfer envoya chez l'homme en mission, Qui descendit jamais plus bas dans l'infamie ? ”
Alexandre Soumet,
La Divine Épopée
(1840)
“ Tombe plus désolée et plus incendiaire, L'enfer, sans soupirail qui mène à la lumière, Se creuse, divisé tout infini qu'il est, En neuf parts dont chacune est un enfer complet. Là, la même existence et confond et renferme Des êtres opposés, accouplés dans leur germe. ”
George Sand,
Lucrezia Floriani
“ Au ciel comme sur la terre, le paradis pour quelques-uns, l’enfer pour le plus grand nombre. La gloire, le bonheur et les récompenses pour les exceptions : la honte, l’abjection et le châtiment pour presque tous. ”
Léon Pamphile LeMay, Les gouttelettes
“ Tu puniras le mal, ta parole l’atteste, Et nier un enfer ce serait blasphémer. Mais j’attends sans effroi le tourment de sa flamme, Car le ciel est partout où peut s’envoler l’âme, Et l’enfer, nulle part, lorsque l’on veut t’aimer. ”
Alexandre Soumet,
La Divine Épopée
(1840)
“ L'ENFER. 83 Passant, tourbillonnant sous la dent qui les mord, Ainsi qu'un sable noir dispersé par la mort. Mondes tout ruinés et que nul ne restaure ! Labyrinthes ayant le mal pour minotaure ! Globes lançant au loin les feux de leurs Etna, Portant les noms maudits que Satan leur donna, Élevant dans leur ombre, et sans changer d'annales, L'unanime concert des plaintes infernales ! ”
“ combien les êtres déshonorés publiquement et injustement sont en droit de mépriser la foule qui les frappe de sa malédiction, après les avoir souillés de son amour ! Vois-tu, s’il y a un ciel et un enfer, le ciel sera pour ceux qui auront le plus souffert et qui auront trouvé sur leur lit de douleur encore quelques sourires de joie, quelques bénédictions à envoyer vers Dieu ; l’enfer pour ceux qui auront accaparé la plus belle part de l’existence et qui en auront méconnu le prix. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1667)
“ Ni l’enfer ne peut nous retenir plus longtemps dans ses limites, ni ce gouffre obscur et impraticable nous empêcher de suivre ton illustre trace. Tu as achevé notre liberté : confinés jusqu’à présent au-dedans des portes de l’enfer, tu nous as donné la force de bâtir ainsi au loin, et de surcharger de cet énorme pont le sombre abîme. ”
Michel Vasson, Le Cri du néant (1908)
“ LE CRI DU NEANT Enfer, tu peux fermer sur moi ta gueule d'ombre! L'enfer est moins tragique et la nuit est moins sombre Que mon coeur qu'une angoisse invincible remplit. Que le vide se fasse en ma tête puissante; Que la terre mange mes os, et que je sente S'accumuler sur moi des montagnes d'oubli! ”
Arthur Rimbaud,
Une saison en enfer
(1892)
“ Pourtant, aujourd'hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer. C'était bien l'enfer ; l'ancien, celui dont le fils de l'homme ouvrit les portes. Du même désert, à la même nuit, toujours mes yeux las se réveillent à l'étoile d'argent, toujours, sans que s'émeuvent les Rois de la vie, les trois mages, le coeur, l'âme, l'esprit. ”
George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ Pourquoi habiter parmi nous qui ne pouvons te suffire ni te comprendre ? Si tu viens de Dieu, parle, et nous t’adorerons. Si tu viens de l’enfer... Toi venir de l’enfer ! toi si belle et si pure ! Les esprits du mal ont-ils ce regard divin, et cette voix harmonieuse, et ces paroles qui élèvent l’âme et la transportent jusqu’au trône de Dieu ! ”
Amédée Pommier, L'enfer (1853)
“ L'ENFER. La grande échéance est venue ; Les vastes cieux se sont ouverts; L'Agneau tient du haut de la nue Les assises de l'univers, Les clairons des archanges sonnent; Les morts entendent et frissonnent Et tous leurs poils se hérissonnent D'un subit épouvantement. ”
“ Ici, la Gloire essentielle inaccessible ; là, l’ondoyante muflerie humaine, inexterminable. Chute infinie des deux côtés, ratage simultané de l’Amour et de la Justice. L’enfer sans contrepoids, rien que l’enfer ! ”
H.-P. Dufraisse, Le Théisme, poème en trois décades… (1872)
“ Il lui faut un enfer, Qui puisse la punir si, libre de sa chair, Des péchés criminels elle offre la souillure, Qu'elle revole à Dieu si de mal elle est pure. Enfer et paradis, ce sont les deux pivots, Sur qui l'humanité promène ses cahots, Auxquels il faut penser. De Dieu la Providence, Bien qu'en dise l'athée, a fait dans sa vengeance Pour l'homme et les démons les enfers, il a fait Aussi des paradis l'ineffable bienfait Pour l'homme encor. Que l'homme entre vertus et vices Opte, à sa mort de Dieu l'attendent les justices. ”
Catherine de Sienne,
Le Dialogue
“ Ils jugent d’après leur aveuglement, ou d’après leur vue personnelle qui est très basse, et les voilà partis comme des fous, perdant tout à la fois les biens de la terre et les biens du ciel ! Dès cette vie, je te l’ai dit dans un autre endroit, ils ont un avant-goût de l’enfer. ”
Madame de Staël,
De l’Allemagne
(1810)
“ JEANNE. Tu m accuses de magie : tu crois voir en moi les artifices de l’enfer ! fonder la paix, réconcilier les haines, est-ce donc là l’œuvre de l’enfer ? La concorde viendroit-elle du séjour des damnés ? Qu’y a-t-il d’innocent, de sacré, d’humainement bon, si ce n’est de se dévouer pour sa patrie ? Depuis quand la nature est-elle si fort en combat avec elle-même, que le ciel abandonne la bonne cause et que le démon la défende ? ”
Arthur Rimbaud,
Une saison en enfer
(1892)
“ Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas ? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! — L'enfer ne peut attaquer les païens. — C'est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine. Tais-toi, mais tais-toi !... C'est la honte, le reproche, ici : Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. ”
Charles Fourier,
Sur l’esprit irréligieux des modernes
“ Ineptes civilisés qui parlez de raison et de perfectibilité, pourriez-vous dire quel est le plus absurde de votre enfer ou de votre paradis, de votre législation ou de votre morale, de vos athées ou de vos dévots simulés ? Ô vous qui avez inventé l’Enfer, anciens prêtres d’Orient, vous avez sans le savoir dit une grande vérité. Oui l’enfer existe. En l’annonçant, vous n’avez fait qu’une erreur de temps et de lieu. L’Enfer, c’est l’état d’un Globe qui ignore le code divin et gémit dans les souffrances engendrées par les lois des hommes ”
Ferdinand Berthier,
L'abbé Sicard
“ «Au mois de février 1805, nous eûmes, aux exercices, sa Sainteté le pape Pie VII qui me fit demander «ce que c'est que l'enfer.»—Je répondis: «L'enfer est le supplice éternel des méchants; un déluge de feu qui ne finit pas, et dont Dieu se sert pour punir ceux qui meurent en l'outrageant.» ”
“ C’est pourquoi je punis les hommes à jamais. Je les fais malheureux sur terre, et leur promets En enfer, où Satan dans la braise se vautre, Un châtiment sans fin pour la faute d’un autre. Leur âme y tombe en flamme et leur corps en charbon. ”
Arthur Rimbaud,
Une saison en enfer
“ Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil,—et l'enfer de la caresse; un concert d'enfers. ”
Charles-Marie Leconte de Lisle, Oeuvres de Leconte de Lisle (1929)
“ Dans la fange du siècle à qui l'Enfer est dû ? Est-ce l'horrible soif des voluptés charnelles Qui chauffait votre gorge et troublait vos prunelles ? Jusqu'au dégoût final êtes-vous abreuvé ? Que cherchiez-vous au monde, et qu'avez-vous trouvé? Rien. Honteux, affamé, chargé d'ignominie, Vous haletez autour de notre paix bénie Comme un mort effrayant qui cherche son cercueil ; Mais l'expiation rigide est sur le seuil. ”
Alexandre Soumet,
La Divine Épopée
(1840)
“ L'ENFER. 81 De gros serpents autour des rocs, mouvante écorce, Font des pics alongés une colonne torse, Dont les forts chapiteaux, d'un feu vif incrustés, Montent, foudre immobile, aux cintres dévastés. Les vautours de l'enfer, famille réprouvée, Y creusent l'aire ardente où s'endort leur couvée; Et de grands pins criant dans leurs convulsions, Enracinent au sol les malédictions. Comme un aérolithe , on voit tomber des nues Des asphaltes taillés en formes inconnues. O chaos d'épouvante ! ô spectacle inouï ! ”
Alphonse Toussenel,
Les Juifs, rois de l'époque : histoire de la féodalité financière
(1845)
“ Cela dit, lecteur, si vous vous sentez le désir de connaître votre époque ; si vous voulez visiter l'Enfer moderne, l'Enfer réel, Enfer mille fois plus palpitant d'intérêt que celui du Dante et de Virgile, et bien plus originalement infernal, puisque c'est le crime qui y est récompensé et la vertu punie ”
Victor Considerant,
Description du phalanstère et considérations sociales sur l’architectonique
“ Que de maux, que de larmes, que de sang pour être entré dans cette voie funeste, pour avoir posé en dogme absolu la répression des passions, pour avoir si aveuglement persisté dans cette orgueilleuse révolte contre Dieu ! C’est là le sens de l’enfer et de la déchéance des anges rebelles. L’enfer est sur votre terre, cessez de l’aller chercher ailleurs : et il y sera tant que vous courberez vos fronts sous ces dogmes insensés qui vous viennent des hommes ”
H.-P. Dufraisse, Le Théisme, poème en trois décades… (1872)
“ Qui tenaille leur corps, vous, suppôts de l'enfer, Vous vivez, et c'est vous dont la voix régicide A poussé le poignard, dont la lame décide D'un peuple bien souvent de tout un avenir. Croyez-vous donc que Dieu ne pourra vous punir? L'âme et Dieu ne sont pas pour vous, vos litanies En parlent bien, mais vous, vous riez des génies. ”
“ Vous qui parlez, vous ne savez pas votre propre enfer. Il faut être ou avoir été un dévot pour bien connaître son dénûment et pour dénombrer la silencieuse cavalerie de démons que chacun de nous porte en soi. ”
Manlius Salles, Revue contemporaine des sciences occultes et naturelles… (1859-1861)
“ Voilà l'enfer, voilà le feu qu'ils s'appliquent à rendre éternel ; voilà les mauvais esprits qui repoussent les conseils des bons, et qui ont besoin des secours de la raison et de la sagesse humaine elle-même pour lâcher prise. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
L’histoire de Juliette
“ Peut-on rien au monde de plus absurde et de plus cruel ! Sans doute, et je le répète, je ne prendrais pas la peine de combattre une telle absurdité, si le dogme de l’enfer dont je veux anéantir à vos yeux jusqu’à la plus légère trace, n’en était une suite affreuse. ”
Jean Philippe Schmit, L'Abîme : 1793-1852, par Jonathan… (1851)
“ Père du mensonge et de la corruption, nul n'a mérité mieux que toi la couronne de feu. L'Enfer te la décerne. Alors un choeur fit entendre ce chant de victoire : L'Enfer triomphe et le monde est à nous. ”
Adolphe Brassard, Les Mémoires d’un soldat inconnu
“ C’est une bouillie de membres, de chairs, de sang et d’où monte une clameur de folie, faite de râles, de supplications, de blasphèmes. Est-ce le jour ou la nuit ? Foule-t-on la terre ou l’enfer ? C’est un enchevêtrement d’êtres humains aux contorsions de démons. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Julie ou la Nouvelle Héloïse
“ Jugeons les actions et non pas les hommes ; n’empiétons point sur l’horrible fonction des démons ; n’ouvrons point si légèrement l’enfer à nos frères. Eh ! s’il était destiné pour ceux qui se trompent, quel mortel pourrait l’éviter ? ”
Juliette Adam,
Mon village
(1860)
“ L’enfer (avez-vous envie de vous taire, une fois pour toutes ?) , l’enfer, dis-je, l’enfer est un lieu de supplice établi par la justice divine pour loger et punir pendant l’éternité ceux qui ont par trop offensé le bon Dieu. L’enfer, mes frères, non, le feu de l’enfer est un feu malin qui s’attache à tous les sens qui ont péché, mais qui s’attache principalement à celui qui a le plus péché. ”
Victor Hugo,
Ruy Blas
(1838)
“ — L’enfer est dans cette âme. Devant cet homme-là je ne suis qu’une femme. — Dans mes rêves, la nuit, je rencontre en chemin Cet effrayant démon qui me baise la main ; Je vois luire son œil d’où rayonne la haine ; Et, comme un noir poison qui va de veine en veine, Souvent, jusqu’à mon cœur qui semble se glacer, Je sens en longs frissons courir son froid baiser ! ”
Albin de Kazimirski Biberstein,
Le Koran
“ Et lorsque le grand bouleversement arrivera, Quand l’homme aura réfléchi sur ce qu’il avait fait, Quand le brasier de l’enfer se montrera à nu à quiconque voit, Alors tout homme rebelle Qui a préféré la vie d’ici-bas Aura l’enfer pour demeure. ”
Charles Timoléon Pasqualini, Choses du siècle et choses du coeur (1902)
“ On leur parle d'Enfer; l'Enfer est dans leur tête Dans leur coeur ulcéré, dans tous les chants de fête Qui planent sur leur faim. Jetez un sou! jetez, si vos poches sont pleines, Si les Phrynés d'hier, aux impures haleines, N'ont épuisé le fond. On jette un os aux chiens; cela s'appelle aumône, Jetez, ils sont si vils et si peu qu'on leur donne Ils le ramasseront ! ”
Adrien Vigourel, Histoire de la vie et des oeuvres du R. P. Soulas… (1876)
“ L'enfer, pécheurs, je tremble en vous le disant , c'est un abîme affreux où vous serez précipités si vous continuez à satisfaire cette passion brutale qui vous tyrannise, si vous ne mettez un frein aux désirs corrompus de votre cœur. ”
Charles Groffier, Michel Epitalon, diacre
“ Quand je pense que chaque jour il va peut-être des milliers d'âmes en enfer, je suis tout bouleversé. Je voudrais trop les sauver!— Mon Dieu, si vous me voulez comme victime, prenez-moi, je m'offre à vous !... ”
