Michel Vasson

Élements biographiques

Michel Vasson,  Le Cri du néant (1908)

“ VICTIMES et bourreaux, dormez. Voici la trêve. Seul, dans la vaste nuit, veille le grand chasseur. Le ciel laisse tomber une immense douceur. C'est l'heure de l'amour et c'est l'heure du rêve.
C'est l'heure du rêve où se retrempe l'effort, Et, dans l'affolement de notre lutte impie, C'est l'heure de l'amour qui fait naître la vie Pour repeupler les champs dévastés par la mort.
”
Source : Gallica

Michel Vasson,  Le Cri du néant (1908)

“ Parmi les tourbillons du temps et de l'espace, S'en aller, comme un grain de poussière qui passe, Vers le néant vorace et vers l'oubli vainqueur...
Mourir, indifférent à tout ce qui demeure, Ignorant à jamais que l'on vécut une heure, Que l'on eut une chair et que l'on eut un coeur!
Le dernier Orgueil
Les Vaincus
TES rugissements fous n'épouvantent personne. Rugis, pourtant, lion, derrière tes barreaux, Pour jeter ton mépris au front de tes bourreaux, Et te griser de ta grande voix qui résonne.
Tu ne peux pas sortir de ta cage de fer, Et chaque, effort ne fait que rouvrir tes blessures.
”
Source : Gallica

Michel Vasson,  Le Cri du néant (1908)

“ Songe que tout finit et que rien ne demeure, Que le désir n'est qu'un murmure décevant Pareil au bruit que fait le hochet d'un enfant, Et que notre souffrance elle-même est un leurre... Songe que l'oubli va plus vite que le vent.
Ton amour est comme une empreinte sur le sable Qu'efface le flux monotone de la mer. Plus grand d'avoir aimé, plus pur d'avoir souffert, Sans rêver d'autre amour pour ton coeur périssable, Bâtis d'un souvenir ton ciel et ton enfer!
”
Source : Gallica

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