Leurre

Définition et enjeux

Alfred Belvallette,  Traité de fauconnerie et d'autourserie… (1903)

“ Le dressage des niais est facile, car, n'ayant jamais connu la liberté, ils se familiarisent assez vite et il suffit de régler leur nourriture pour qu'à l'heure des exercices en pleins champs, ils soient suffisamment affamés pour obéir aux mouvements du leurre.
Par une belle après-midi, chaperonnez votre niais et portez-le en plaine, le leurre caché dans une de vos poches. Arrivé à une certaine distance des habitations, déchaperonnez et jetez l'oiseau hors du poing par un mouvement semblable à celui d'un homme qui, le bras tendu, lancerait une balle d'arrière en avant.
”
Source : Gallica

Antoine Pluche,  Beautés du spectacle de la nature ou Entretiens sur l'histoire naturelle des animaux et des plantes (1875)

“ Le leurre est un morceau d'étoffe ou de bois rouge, garni de bec, d'ongles et d'ailes. On y attache la viande destinée au faucon ; on lui jette le leurre quand on veut le réclamer ou le rappeler ; et la vue d'un pât, c'est-à-dire la nourriture qu'il aime, jointe à un certain bruit, le ramène bien vite. ”
Source : Gallica

Œillet Des Murs,  La fauconnerie ancienne et moderne (1862)

“ Quand tout va bien, que l'oiseau vient bien au poing et s'y maintient sans hésitation, on se sert du leurre ou du tiroir approprié au genre de chasse auquel on destine l'oiseau; il le connaît en peu de temps, et les leçons continuent à blanc, c'est-à-dire sans viande et sans leurre et seulement à la voix; le repas se donne immédiatement après. 3° Il faut montrer à l'élève le gibier qu'il doit chasser. On se sert d'abord d'un leurre représentant ce gibier et garni d'un morceau de viande qu'on laisse manger sur place quand l'exercice a été bien exécuté. ”
Source : Gallica

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