Résumé

J. H. Perreau Pêches, pêcheurs, pêches ! origine de la pêche… (1904)

Lorsque nous voulons faire une jolie pêche et qu'il ne nous en coûte rien comme amorce, nous prenons de ces longues herbes qui sont dans tous les cours d'eau, nous les attachons à la gueule de la nasse et jetons cette dernière dans un endroit où la rivière est bien nette.
Le poisson vient rôder autour de ces herbes qu'il n'a pas encore vues là ; curieux, il les perce de son museau et découvre cette sorte de caverne qu'est la nasse ; il pousse plus loin ses recherches, passe l'œillet et est pris.
Source : Gallica

J. H. Perreau Pêches, pêcheurs, pêches ! origine de la pêche… (1904)

Tout ce qui ne travaille pas ce jour-là va à la rivière, patauge dans les flaques, fouille dans les herbes, et, avec des casseroles, des paniers, des mouchoirs ou simplement ses mains, récolte ablettes, vérons, gardons, goujons, brèmes et enfin tout ce qui peut en lui tombant sous la patte constituer friture à l'amateur d'un jour.
Huit ou dix hommes, traînant après eux de longs bateaux goudronnés, marchent dans l'eau, retirant les bûches envasées qu'ils portent à la berge ou placent dans leur barque aux endroits où l'eau est un peu plus profonde
Source : Gallica

J. H. Perreau Pêches, pêcheurs, pêches ! origine de la pêche… (1904)

Mais voici qu'une bande de gardons passe fuyant devant le bateau, il lance l'engin qui s'étale en montant en l'air, retombe bien arrondi et bien étendu sur l'eau et, entraîné par les plombs, coule à fond rapidement ; la majeure partie de la bande est maintenant sous les mailles qu'elle cherche à traverser. L'épervier, comme un gigantesque oiseau de proie, a fait son œuvre, il n'a plus qu'à refermer sa vaste gueule.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature