Résumé

N. Guillemard La Pêche à la ligne et au filet dans les eaux douces de la France… (1857)

Courage ! c'est l'instant de la crise : le barbeau tient l'appât dans sa bouche et cherche à l'entraîner avec lui; peut-être déjà la résistance du plomb a-t-elle suffi pour faire entrer l'hameçon dans la chair. N'importe ; pour plus de sûreté, donnez brusquement un coup de poignet, et la proie est à vous : il ne vous reste plus qu'à l'amener à votre portée en tirant la ligne à pleines mains; si le poisson est assez gros pour vous faire craindre de l'enlever d'autorité, n'oubliez pas de recourir à l'intercession de sainte épuisette.
Source : Gallica

N. Guillemard La Pêche à la ligne et au filet dans les eaux douces de la France… (1857)

Sur le penchant d'une rive glissante, ou sur la poutre tremblante de quelque barrage de moulin, voyez le pêcheur roidissant sa ligne par un effort élastique, rendant la main à sa proie dont les efforts briseraient le fil trop violemment tendu ; il cherche à fatiguer le poisson, à l'affaiblir en forçant la tête à rester hors de l'eau, à le noyer dans l'air. Quelle joie lorsque, après une lutte qui se prolonge quelquefois pendant plus d'une demi-heure, il parvient enfin à étendre sa victime sur le rivage!
Source : Gallica

N. Guillemard La Pêche à la ligne et au filet dans les eaux douces de la France… (1857)

Dans les résidences de campagne, en face d'une panoplie de chasse, il n'est pas rare de voir figurer ce qu'on me permettra d'appeler une panoplie de pêche : les cannes flexibles , étincelantes de l'éclat du cuivre et de l'argent, s'y entre-croisent avec symétrie ; les lignes de toute sorte et de toute matière y retombent en festons gracieux; les mouches artificielles
y font chatoyer dans un écrin leurs couleurs rivales de la nature; le trident acéré, l'épuisette, et enfin le classique panier de pêche, complètent le trophée, qui ne manque ni de grâce ni d'élégance.
Source : Gallica

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