Canne à pêche

Définition et enjeux

N. Guillemard,  La Pêche à la ligne et au filet dans les eaux douces de la France… (1857)

“ Si le pêcheur habite une ville, cette canne a l'avantage de ne pas dénoncer aux yeux des passants les projets hostiles de celui qui la porte ; on sort pour se promener la canne à la main ; si l'on en trouve l'occasion, la canne s'allonge pour supporter une ligne. Quoi qu'il arrive, l'on rentre chez soi toujours la canne à la main, sans s'être exposé aux fades moqueries de ces plaisants qui, sur la foi d'épigrammes surannées, sont toujours prêts à railler un goût dont ils ne comprennent ni le charme ni les jouissances. ”
Source : Gallica

N. Guillemard,  La Pêche à la ligne et au filet dans les eaux douces de la France… (1857)

“ La canne à pêcher doit être légère et facilement maniable, soit d'une seule main, ce qui est le cas le plus ordinaire, soit des deux mains, lorsque les circonstances exigent qu'elle ait une grande longueur. Il faut qu'elle soit assez solide pour ne pas se briser ou se tordre sous l'effort d'un poisson qui peut peser quelquefois plusieurs kilogrammes, et dont la pesanteur est multipliée par la vigueur de l'effort avec lequel il se débat. ”
Source : Gallica

André-Napoléon Montpetit,  Poissons d’eau douce du Canada

“ Il a l’air de sortir pour une promenade : sa canne est bête au possible, c’est vrai ; elle ne ressemble pas plus à une canne qu’à une baguette, c’est vrai — car personne n’imagine qu’on puisse s’appuyer sur un roseau à pêche — mais enfin il est heureux, il cache son jeu ! Aussi, qu’il se présente un endroit bien seul, entre les saules, notre homme sera comme le limaçon qui sort ses cornes, il allongera furtivement sa canne, et... en fera une mauvaise machine à pêche ! ”
Source : Wikisource

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