Rainulphe Eustache d' Osmond, Les Hommes des bois, épisodes et souvenirs… (1892)
“ Or, après une attaque foudroyante, ne voilà-t-il pas qu'au lieu de déguerpir, le sanglier, comme pour un ferme roulant, se fait battre à vue comme un modeste lapin. On attendit quelque peu la suite de cet inexplicable manège, mais bientôt la patience nous manquant, chacun pénétra dans l'enceinte, et à notre profonde surprise, nous voyons l'animal galopant à cinq mètres des chiens, se carambolant sur tous les arbres, culbutant même plus d'une fois, comme l'eût fait un homme ivre, pour finir enfin par tomber au milieu de la meute qui, ne le laissant pas se relever, le dévora sur place. ”
