Rainulphe Eustache d' Osmond

Élements biographiques

Rainulphe Eustache d' Osmond Les Hommes des bois, épisodes et souvenirs… (1892)

Je n'oublierai jamais non plus certaine chasse entreprise au milieu d'un pays inondé, à travers des enceintes changées en un immense lac, où nous naviguions au hasard derrière un sanglier que nous primes près du Rond des Epinards, dans un fossé où il se noya. Je revois encore Adolphe allant au recri d'un de mes chiens de queue saisi un instant par un grand loup qui suivait la chasse et qui comptait se régaler sans l'arrivée inopinée de mon piqueur.
Mais tout ce beau passé n'étant plus qu'un rêve, la sagesse exige de ne pas s'y attarder, pour avoir la force d'en sortir sans se retourner.
Source : Gallica

Rainulphe Eustache d' Osmond Les Hommes des bois, épisodes et souvenirs… (1892)

Tel que je le connais, Adolphe, ce jour-là, a dû se conduire aussi héroïquement que simplement ; et cette
fantaisie de fanfare, après pareil émoi, dans la fièvre d'une victoire où chacun défendait sa peau, n'est pas d'un coeur ordinaire.
Comme il était doué d'un tact parfait et qu'il ne mangeait pas dans la main, je me trouvais à l'aise pour prendre mon piqueur avec moi à la chasse à tir; et comme il adorait tirer un coup de fusil, je l'ai même conduit une fois en Styrie, afin de lui faire tuer son premier chamois dans la chasse que j'avais à cette époque avec le comte Wilczeck.
Source : Gallica

Rainulphe Eustache d' Osmond Le théâtre de l'à-peu-près : changements à vue trappes et praticables (1878)

LE THÉATRE DE L'A-PEU-PRÈS. 81
mois fait plus d'ouvrage que celui qui a 100 francs. Règle générale, l'augmentation des gages est toujours en raison inverse de l'exactitude du service. Tout, chez nos serviteurs, marche à l'à-peu-près : la politesse, la propreté, les soins. Fort occupés d'eux-mêmes, d'autant plus exigeants qu'ils mouraient de faim lorsqu'on les a pris, on ne rencontre jamais chez eux ni désir de bien faire, ni reconnaissance.
Obséquieux et plat lorsqu'il craint la porte, le domestique français est le véritable Bobêche de la Scène.
Source : Gallica

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