Fredrika Bremer,
Les voisins (2e édition)
(1861)
“ SÉRÉNA A BRUNO. Non, Bruno, je ne les répéterai pas, ces paroles. Elles n'étaient pas la vérité. La crainte de ma propre faiblesse les a évoquées. Si cela peut vous faire du bien, Bruno, et contenter votre cœur, recevez cette assurance : je vous aime ! Partager avec vous la souffrance et la vie serait une félicité pour moi. Mais écoutez aussi mon dernier mot, Bruno. Je vous écris près du lit de mes grands-parents. Ils sommeillent paisiblement ; ma voix les a endormis. La lueur de la lampe tombe sur leurs têtes respectables, elle éclaire leurs cheveux gris; ici, Bruno ! — ici est mon poste ”
