Bruno

Définition et enjeux

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer,  Les voisins (2e édition) (1861)

“ SÉRÉNA A BRUNO.
Non, Bruno, je ne les répéterai pas, ces paroles. Elles n'étaient pas la vérité. La crainte de ma propre faiblesse les a évoquées. Si cela peut vous faire du bien, Bruno, et contenter votre cœur, recevez cette assurance : je vous aime ! Partager avec vous la souffrance et la vie serait une félicité pour moi.
Mais écoutez aussi mon dernier mot, Bruno. Je vous écris près du lit de mes grands-parents. Ils sommeillent paisiblement ; ma voix les a endormis. La lueur de la lampe tombe sur leurs têtes respectables, elle éclaire leurs cheveux gris; ici, Bruno ! — ici est mon poste
”
Source : Gallica

Abbé Berseaux,  Vie de saint Bruno. Extrait de l'ouvrage intitulé… (1868)

“ L'idée qui domina Bruno fut celle de vouer sa vie à la solitude et par elle à la prière et à la pénitence, à la contemplation et à l'expiation. Cette pensée n'est-elle point noble et sublime entre toutes ? Ne conçoit-on point qu'elle puisse subjuguer et captiver une grande âme? Du reste, Bruno, qui avait environ quarante-sept ans lorsqu'il quitta Reims pour renoncer au monde et dont les moments avaient toujours été si occupés, ne s'était-il point largement acquitté envers la vie active dont il avait pu peser le fort et le faible ? ”
Source : Gallica

Portrait de Simonne Ratel Simonne Ratel,  Trois parmi les autres

“ Bruno ! Bruno, ombre d’homme, la plus secrète des ombres qui aient jamais peuplé une cervelle féminine. Bruno, connu de nous seuls, n’est-ce pas ? Annonciade elle-même, la confidente, ne soupçonne pas son existence. Avoue que tu crains le ridicule. Et puis, comment dépeindre un homme qui n’existe pas ? ”
Source : Wikisource

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