Fredrika Bremer,
Les voisins. Partie 1
(1845)
“ L'air est obscurci comme à la tombée de la neige, la nuit vient, et, dans cette nuit d'hiver, nuit profonde, nuit infinie, elle entend comme des voix plaintives qui partent d'orient, d'occident, de tous côtés : c'est le cri d'une nature mourante, le gémissement de l'humanité désespérée; c'est la vie avec ses beautés, ses passions, ses désirs, qui s'enterre sous une couche humide de glace. Le ciel est sombre, vide; — plus d'oeil qui regarde, plus de coeur qui batte. Tout est mort, ou plutôt tout est mourant, — tout, excepté la douleur. ”
