Fredrika Bremer

Fredrika Bremer

Résumé

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Partie 1 (1845)

L'air est obscurci comme à la tombée de la neige, la nuit vient, et, dans cette nuit d'hiver, nuit profonde, nuit infinie, elle entend comme des voix plaintives qui partent d'orient, d'occident, de tous côtés : c'est le cri d'une nature mourante, le gémissement de l'humanité désespérée; c'est la vie avec ses beautés, ses passions, ses désirs, qui s'enterre sous une couche humide de glace. Le ciel est sombre, vide; — plus d'oeil qui regarde, plus de coeur qui batte. Tout est mort, ou plutôt tout est mourant, — tout, excepté la douleur.
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Partie 1 (1845)

L'ours entre, baise la main de la générale, et demande aussitôt : « Où est ma femme? — Je n'en sais rien, » répond gravement ma chère mère. « Seigneur, mon Dieu! où est-elle donc? » s'écria-t-il d'un air inquiet et effrayé. Il allait partir pour me chercher ; je m'élance et le serre dans mes bras. Ah! Marie, qu'il est doux d'être aimée à ce point! le Ciel en soit béni! Ma chère mère riait d'un rire éclatant, et mon mari était tout joyeux d'avoir retrouvé sa petite femme et de revoir tout à l'heure son frère bien-aimé.
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Partie 1 (1845)

Ne faudrait-il pas, tout au moins, faire connaître à Séréna l'homme auquel elle s'abandonne si aveuglément? N'est-il pas convenable qu'elle apprenne ce que nous savons de sa jeunesse et de ses aventures?
— A quoi bon ? si elle l'aime, cela né l'éloignera pas de lui, et, si elle devient sa femme, il lui serait bien cruel de savoir qu'une fois Bruno mérita le mépris de ses parents. C'est à Bruno seul qu'il appartient de lui révéler ce terrible secret. D'oeil à oeil et de coeur à coeur, on peut se dire et se pardonner bien des choses.
Source : Gallica

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