Fredrika Bremer,
Les voisins (2e édition)
(1853)
“ Comme l'aurore, en se levant, éclaire tout, de même dans le coeur de Séréna, l'amour éternel, fort, puissant, délicieux et victorieux se leva. Son âme devint plus lucide, plus libre, plus assurée que jamais — il ne s'y trouvait plus de doute, d'hésitation ; et lorsque Bruno eut fini de parler, elle se pencha vers lui, les yeux humides de larmes d'amour, et dit : « Je t'accompagnerai, Bruno ; il n'en peut être autrement, mon ami, mon époux. Voyageons ensemble sur la terre, et nous plierons un jour ensemble les genoux devant le trône du Tout-Miséricordieux ! » ”

