Maria S. Cummins

Élements biographiques

Portrait de Maria S. Cummins Maria S. Cummins Mabel Vaughan (1858)

Ce n'est pas que le monde lui ait retiré ses faveurs, quoique peut-être l'admiration qu'il lui accorde soit quelque peu mêlée d'envie ; ce n'est pas que sa santé se soit altérée, bien que les roses aient pâli sur ses joues ; ce n'est pas non plus que la satiété se soit fait sentir, car l'élément nouveau qu'un esprit supérieur a fait entrer dans son existence n'a rien perdu de son charme : et pourtant l'heureuse et insouciante Mabel est profondément changée.
Le monde ne l'a pas encore remarqué ; l'amitié elle-même ne s'en aperçoit pas : c'est à peine si son propre coeur en a conscience.
Source : Gallica

Portrait de Maria S. Cummins Maria S. Cummins Mabel Vaughan (1858)

« Mon enfant, dit-elle avec ferveur, ce n'est que lorsque la vérité vient éclairer notre âme que nous comprenons l'amour de celui qui confirme à chaque instant les paroles qu'il a dites à son serviteur : « Lorsque j'aurai couvert le ciel de nuages, mon arc paraîtra dans les nuées, et je me souviendrai de l'alliance que j'ai faite avec vous. »
– J'ai pensé plus d'une fois à ces paroles, dit Mabel ; mais je comprends aujourd'hui leur signification.
– Leur sens divin rayonne sur votre visage, bel et bon ange, dit Mme Percival
Source : Gallica

Portrait de Maria S. Cummins Maria S. Cummins Mabel Vaughan (1858)

L'air était si calme, l'aspect des lieux si tranquilles et si doux, la petite malade si complétement absorbée dans sa contemplation, que Mabel, supposant qu'elle dormait, craignait de troubler son repos et ne lui adressait pas la parole ; mais quand, à un détour de la route, New-York apparut tout à coup, Rosy releva la tête brusquement, comme une personne qui se réveille au milieu d'un beau rêve, et fixa un regard douloureux sur cet amas de pierres qui, jusqu'à présent, avait emprisonné son existence. « New-York est bien triste comparativement à la campagne, n'est-ce pas ? »
Source : Gallica

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