M. Maryan

Élements biographiques

Portrait de M. Maryan M. Maryan La Robe brodée d'argent

Et une heure après, Séverin revenait, chargé de plaids. Une gondole à deux rameurs les attendait, avec sa petite cabine noire, et elle glissa bientôt sur l'eau verte et frémissante.
Oh! quel trajet idéal pour l'homme triste et veilli qui avait cru mourir solitaire, et qui revenait à la vie dans les bras de sa fille,—et pour Léna, heureuse de le voir là, presque guéri, souriant, heureuse pour elle-même de contempler ce spectacle incomparable, d'être à Venise, et d'aller au Lido!
Séverin, lui, éprouvait la douceur mélancolique qu'éprouvent à voir sourire les autres ceux dont le bonheur est mort.
Source : Gutenberg

Portrait de M. Maryan M. Maryan Les rêves de Marthe (1879)

Florence regarda Marthe. Celle-ci était grave.
« Vous êtes fâchée contre moi ? » demanda l'enfant d'un ton timide et caressant, portant à ses lèvres la main de la jeune fille.
« Non, je ne me fâche jamais contre vous, mais vous me faites beaucoup de peine. On dirait que vous n'avez pas un bon coeur. Comment pouvez-vous rester indifférente à tant de tendresse, à tant de bonté ? Pourquoi n'aimez-vous pas Mme de Stumberg, qui est mille fois meilleure pour vous que je ne le suis moi-même ? »
De grosses larmes brillaient dans les yeux de l'enfant.
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan Kate (2e édition) (1879)

Un cri étouffé échappa à Philippe, et la joie dont son visage resplendit tout à coup le rendit presque beau. Il ne vit pas l'expression de souffrance qui contracta un instant les traits de la jeune fille.
— Vous n'en voulez pas à Renée de m'avoir choisie pour confidente ? demanda-t-elle en s'efforçant de sourire.
Philippe prit vivement sa main.
— Oh ! Kate ! s'écria-t-il d'une voix profondément émue, oui, c'était vous qui deviez me porter cette parole d'espérance, vous qui avez mis de la joie dans le cœur de tous ceux qui vous entourent!
Source : Gallica

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