M. Maryan

M. Maryan

Résumé

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  Kate (2e édition) (1879)

“ Les yeux de Kate s'attachaient sur ceux de madame de Fergeault avec leur expression de vive pénétration ; la jeune femme soupira.
— L'aimer!. Si vous voulez parler d'amour, vous devez reconnaître qu'il n'est pas fait pour en inspirer. D'ailleurs, j'ai beaucoup souffert, j'ai subi de cruelles désillusions, et je ne suis plus capable d'un sentiment aussi vif, qui est l'apanage de la jeunesse ou d'un cœur joyeux. Je crois qu'il se contenterait de ce que je puis donner; si une tendresse mêlée de reconnaissance, si un dévouement absolu doivent le rendre heureux, je suis prête à devenir sa femme.
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  Kate (2e édition) (1879)

“ Un cri étouffé échappa à Philippe, et la joie dont son visage resplendit tout à coup le rendit presque beau. Il ne vit pas l'expression de souffrance qui contracta un instant les traits de la jeune fille.
— Vous n'en voulez pas à Renée de m'avoir choisie pour confidente ? demanda-t-elle en s'efforçant de sourire.
Philippe prit vivement sa main.
— Oh ! Kate ! s'écria-t-il d'une voix profondément émue, oui, c'était vous qui deviez me porter cette parole d'espérance, vous qui avez mis de la joie dans le cœur de tous ceux qui vous entourent!
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  Kate (2e édition) (1879)

“ Quand je dus renoncer pour la seconde fois à mon rêve, je souffris un déchirement et me crus atteint dans ma vie même. Non, Kate, ce mal n'était point inguérissable ; mon amour détruit n'avait plus de racines, et dans mon cœur rasséréné une autre tendresse vint silencieusement combler ce vide d'un jour. Et je l'ai compris trop tard. Mais c'est invraisemblable, n'est-ce pas?
Qui voudrait le croire ! Cependant ma douleur d'aujourd'hui n'est plus la déception de la jeunesse qui pleure un songe brillant ; c'est l'angoisse de l'homme déjà mûri qui perd son bonheur solide
”
Source : Gallica

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