Jean de La Brète, Un vaincu (1922)
“ « C’est ce matin, Madame, que nous nous sommes fiancés. De nous deux, c’est peut-être moi la plus heureuse ; il est si bon de donner tant de bonheur ! N’ayez plus aucune inquiétude. Si vous saviez comme j’ai le cœur plein de joie en voyant que, avec un mot, j’ai sauvé un homme de cette valeur du malheur qui l’accablait ! Ne craignez rien : je suis heureuse, bien heureuse, croyez-le, et, de même que sa vie est transformée, la mienne va se dilater dans sa tendresse et celle que je veux lui donner. »Preymont était en effet délivré du poids étouffant qui l’avait oppressé toute sa vie. ”
