Mathilde de Saint-Vidal

Résumé

Mathilde de Saint-Vidal,  Amour et devoir (1877)

“ Mlle Denevers est-très malade, je viens de sa chambre et elle
ne m'a seulement pas reconnue, tant sa fièvre est violente ».
Morin avait entendu les paroles d'Eva et s'était approché de nous.
« – Je vous en prie, lui dis-je, ne partez que ce soir et donnez-nous aujourd'hui votre avis sur ce que peut avoir Mlle Denevers. »
« – M'a-t-elle fait demander ? » dit Morin à Eva sans me répondre.
« – Je vous dis qu'elle ne m'a seulement pas vue », s'écria Eva en fondant en larmes.
« – Oh ! mon Dieu ! ayez pitié de moi, » dit Morin à voix basse, en se frappant le front comme un homme au désespoir.
”
Source : Gallica

Mathilde de Saint-Vidal,  Amour et devoir (1877)

“ J'étais épuisée, M. Gilbert me parut ému.
« Pauvre enfant, dit-il en me tendant la main, pauvre âme, qui voulez le ciel même au prix des tourments ! pauvre coeur, qui n'accepte pas un bonheur au rabais ; vous êtes noble et brave, mais bien des combats vous attendent encore.
« – Voulez-vous accepter mon dernier avis, dit-il après un instant de silence ; laissez revenir Morin, voyez-le davantage, personne n'a le droit de vous presser ; il n'est que juste d'avoir le temps de délibérer, quand il s'agit de toute une vie ; et si cela vous plaît, nous en reparlerons quand vous le voudrez. »
”
Source : Gallica

Mathilde de Saint-Vidal,  Amour et devoir (1877)

“ Où était l'élan ? le cri de joie d'une âme qui entre tout à coup dans son rayonnement ? Où était cette reconnaissance infinie, d'un coeur trop plein et tout illuminé, envers Celui qui fit l'amour et le permît légitime ? J'y avais si souvent pensé dans ma vie, à cette heure, qui était maintenant sonnée, où par un engagement solennel on se voue l'un à l'autre, pour la terre et pour l'éternité ; j'avais si souvent réfléchi à ce moment doux et sérieux, où l'on fait don de soi-même, il celui qui vous devient plus cher que l'existence ! ”
Source : Gallica

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