Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix De près et de loin, roman conjugal… (1837)

La plus amère souffrance du vieillard est la solitude qu'il trouve au milieu de la foule ; qui n'a pas un écho pour lui ; c'est beaucoup de pouvoir, à soixante-dix ans, compter, sur l'attachement de quelqu'un.
Pour moi, qui compte sur le vôtre, puisque je n'ai pas de femme qui me tienne lieu d'amie, je vous engage, mon cher Georges, à vous préparer à la vieillesse, en tâchant de vieillir de coeur, mais non d'esprit; car un coeur jeune dans un corps décrépit se consume, lui-même, parce qu'il n'a pas d'aliment, et un esprit jeune efface les rides, d'un visage octogénaire
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix De près et de loin, roman conjugal… (1837)

Pensez-vous, madame, que des vers rendissent jamais le charme de cette soirée? ce ciel, ces arbres, ces fleurs, et tout ce qu'il y a d'enivrant et de suave dans ce tête-à-tête?—-La poésie, interrompis-je sans trop savoir ce que je disais, c'est la religion de ceux qui n'en ont pas. — Vous vous trompez, madame, c'est l'essence de toutes les religions; c'est Dieu qui se révèle lui-même dans ses chefs-d'oeuvre. Croire, c'est être religieux; il n'y a pas de poésie sans foi.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix De près et de loin, roman conjugal… (1837)

Si j'étais à votre place, Félicie, je ne me marierais pas ; carvous aimerez trop votre mari ; vous ferez abnégation complète de vous ; il ne vous comprendra pas, vous traitera de folle; et vous serez malheureuse. Dans tous les cas, on a toujours tort de ne pas garder ce que Dieu nous a octroyé, la seule chose qui soit véritablement à nous, l' individualité , le moi. Je suis si biendéterminée à rester mienne, que je me marierai sans crainte : j'ai la certitude de m'appartenir toujours. J'aimerai mon mari ; ce que je lui donnerai d'affection sera proportionné à ce que je recevrai.
Source : Gallica

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