Hermance Lesguillon,
Rosane, par Mme Hermance Lesguillon…
(1843)
“ Le moyen de persuader à une femme que celui qu'elle aime n'est pas digne d'elle! y a-t-il jamais des preuves qui remportent sur les excuses qu'elle trouve pour lui dans son coeur. La pauvre Rosane en était-là : sa mère ne l'avait pas persuadée, elle l'avait vue en toutes choses prévoir le mal : ce qu'elle lui prédisait à propos de Fortunat, elle l'annonçait pour les bonheurs les plus indifférens. Pour peu qu'un désir s'épanouit joyeux, madame Boisratier le couvrait de deuil et de pleurs. Ceux qui haïssent les hommes persuadent encore moins la jeunesse que ceux qui les aiment! ”
