Salon littéraire

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Trente ans de Paris (1930)

“ Souvenirs et regrets! on y soupe, on y joue, on y renouvelle Compiègne tant qu'on peut: jolies serres, fragile abri sous le cristal duquel s'épanouit dans tout son éclat puéril la fleur sans parfum de la vie purement extérieure et mondaine. Mais le vrai salon littéraire, le salon où, autour d'une Muse avenante et mûre, des gens de lettres ou se croyant tels s'assemblent une fois par semaine pour dire de petits vers, en trempant de petits gâteaux secs dans un petit thé, ce salon, par exemple, a bien définitivement disparu. ”
Source : Gallica

Edmond Py,  Félix Lacointa, professeur, homme de lettres et directeur de Revue… (1868)

“ Le salon des dames Ferlus et de Bernard, salon où avait été transplantée comme une dernière bouture, la fleur de la causerie élégante du XVIIIe siècle, eut bientôt apprécié l'homme d'esprit et l'homme du monde, comme la chaire classique de la cour des collets-rouges révélait en même temps aux élèves le maître capable, le professeur zélé, le littérateur brûlant d'enthousiasme. ”
Source : Gallica

Jeanne Thilda,  Impressions d’une femme au salon de 1859

“ L’article Salon est un morceau affriolant, toujours recherché par la gent littéraire, et pourtant il ne suffit pas d’être écrivain, romancier ou poëte pour parler de l’art de la peinture.
Outre le goût et le jugement, il faut avoir la connaissance de ce qui constitue les arts, je veux dire le côté pratique, la partie manuelle. En littérature vous dictez, et votre œuvre se fait ; autre chose en peinture. Le peintre exécute, concrète sa pensée ; il est homme double, artiste et ouvrier, tête et main, imagination et labeur.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature