Alphonse Daudet,
Trente ans de Paris
(1930)
“ Souvenirs et regrets! on y soupe, on y joue, on y renouvelle Compiègne tant qu'on peut: jolies serres, fragile abri sous le cristal duquel s'épanouit dans tout son éclat puéril la fleur sans parfum de la vie purement extérieure et mondaine. Mais le vrai salon littéraire, le salon où, autour d'une Muse avenante et mûre, des gens de lettres ou se croyant tels s'assemblent une fois par semaine pour dire de petits vers, en trempant de petits gâteaux secs dans un petit thé, ce salon, par exemple, a bien définitivement disparu. ”
