Charles Virmaître

Résumé

Charles Virmaître Paris-médaillé (1890)

A moins de réformer de fond en comble la société et de déclarer que celui qui ne sera pas décoré sera le seul distingué ; je ne vois pas l'intérêt qu'il y aurait pour personne à abolir les distinctions honorifiques.
Il ne faut, d'abord, pas confondre une distinction accordée par un ministre, sur des sollicitations pressantes, à des protections puissantes, avec les médailles décernées aux artistes, pour ainsi dire publiquement.
Ce ne sont pas les critiques d'art qui désignent les œuvres des artistes au jury ni qui les imposent au public, au monde des connaisseurs.
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris-médaillé (1890)

A l'atelier Julian, pendant le travail, le silence le plus religieux est observé par les élèves. Plus de jeunesse, rien que des gens qui veulent arriver et connaissent la valeur du temps; dans la première séance, comme dans la seconde, il y a un quart d'heure de repos; alors, comme par un coup de baguette magique, la scène change; le modèle descend de son estrade, les chevalets son abandonnés, le silence d'il y a un instant fait place à l'expansion, aux rires, aux chants, c'est un brouhaha, un grondement, une rumeur générale.
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris-médaillé (1890)

La foule, la masse, clame, acclame, proclame, mais ne discute pas; elle a besoin d'être guidée, surtout en matière d'art; or, si dix, quinze, vingt artistes distinguent une œuvre entre deux ou trois mille, accordent une récompense, il est absolument certain que, tant que le peintre récompensé jouira de ses facultés, il ne fera pas mauvais, qu'au contraire il progressera; dans ce cas, la récompense est plus qu'un encouragement : Médaille, comme noblesse, oblige.
Source : Gallica

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