Charles Virmaître

Élements biographiques

Charles Virmaître,  Les Flagellants et les flagellés de Paris (1902)

“ Ernest, au contraire, m’a appris ce que c’était que l’amour. Ah ! si une femme savait, qu’elle puisse dire à son mari : « Sois mon amant », jamais une femme ne le tromperait.
— Ton mari ne s’aperçoit pas du changement qui s’est opéré en toi ?
— Non, au contraire, quand je l’amène doucement par une stratégie savante, à satisfaire mes sens si longtemps endormis, comme le fait Ernest, il prend cela pour de l’amour pour lui et comme l’homme est profondément égoïste et vaniteux, il est à mille lieues de soupçonner la vérité.
”
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Charles Virmaître,  Les Flagellants et les flagellés de Paris (1902)

“ Je sens votre main étreindre et déchirer ma chair, puis vous me pincez. Votre main cingle vivement mes deux joues, cependant que je suis à genoux, mes bras atrocement liés derrière mon dos par des courroies qui me blessent. Je sens la mèche mordante de votre fouet me couper la peau à de longs intervalles pour que votre plaisir dure plus longtemps, et les larmes coulent sur mes joues, malgré tous mes efforts, car pour me punir de vous aimer trop, vous arrachez la toison qui cache mon sexe. Chaque fois, je dois vous dire : « Merci, maître ! » ”
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Charles Virmaître,  La Commune à Paris, 1871... (1871)

“ L'intérieur de l'Hôtel-de-Ville présentait un aspect étrange : une foule, toujours la même, celle qu'on ne voit surgir qu'au jour de révolution, figures sinistres, sortie d'on ne sait où, qui, une fois Paris revenu au calme, disparaît avec le sang du ruisseau, garnissait les escaliers, les appartements, les uns assis sur les tables, d'autres montés sur les fauteuils, tous se démenant, hurlant, s'injuriant, demandant à grands cris : la Commune, comme ils avaient crié : vive l'Empereur ! ”
Source : Gallica

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