Charles Virmaître

Résumé

Charles Virmaître La Commune à Paris, 1871... (1871)

L'intérieur de l'Hôtel-de-Ville présentait un aspect étrange : une foule, toujours la même, celle qu'on ne voit surgir qu'au jour de révolution, figures sinistres, sortie d'on ne sait où, qui, une fois Paris revenu au calme, disparaît avec le sang du ruisseau, garnissait les escaliers, les appartements, les uns assis sur les tables, d'autres montés sur les fauteuils, tous se démenant, hurlant, s'injuriant, demandant à grands cris : la Commune, comme ils avaient crié : vive l'Empereur !
Source : Gallica

Charles Virmaître La Commune à Paris, 1871... (1871)

La Commune arriva au pouvoir grâce aux conspirateurs réunis du Comité central et de l'Internationale ; grâce à la faiblesse du gouvernement qui ne fit pas, après le 31 octobre, fusiller Blanqui et Flourens, elle vécut par la force, la ruse, le vol, le pillage et l'assassinat. Elle mourut dans le sang et la boue, aux lueurs de l'incendie allumé par ses mains, et sa mémoire est vouée à tout jamais à la honte des générations futures.
Source : Gallica

Charles Virmaître La Commune à Paris, 1871... (1871)

Il faut que Paris et le pays tout entier sachent quelle est la nature, la raison, le but de la révolution qui s'accomplit. Il est juste, enfin, que la responsabilité des deuils, des souffrances et des malheurs dont nous sommes les victimes, retombe sur ceux qui, après avoir trahi la France et livré Paris à l'étranger, poursuivent, avec une aveugle et cruelle obstination, la ruine de la grande cité, afin d'enterrer, dans le désastre de la République et de la Liberté, le double témoignage de leur trahison et de leur crime.
Source : Gallica

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