Georges Noblet

Résumé

Georges Noblet Histoire de la Commune de 1871 (1871)

A cette heure d'une gravité terrible pour notre ville, pour la France et pour vous-mêmes, consentez à écouter la libre voix d'hommes, vos concitoyens, demeurés à leur poste à Paris, au milieu de tant de souffrances, pour y exercer un ministère de paix, en consolant les affligés, en soignant les blessés et assistant les mourants. Ce qui les fait parler, ce n'est ni motif politique ni esprit de parti : c'est l'humanité, c'est l'honneur de la France, c'est la loi du Dieu de l'Évangile, auquel ils croient et qu'ils prennent à témoin de leur sincérité.
Source : Gallica

Georges Noblet Histoire de la Commune de 1871 (1871)

C'est dans la soirée du mardi qu'avait commencé l'incendie des Tuileries. Ce monument était depuis longtemps désigné par la Commune aux fureurs de ses partisans : dans leur langage imagé, c'était «la tanière des tyrans et l'atelier des crimes. » Et dans leur esprit borné, détruire le palais des tyrans était, du même coup, détruire à toujours la tyrannie.
Lorsque les batteries de l'Arc de Triomphe et du Corps législatif eurent démonté les batteries fédérées des Tuileries, les insurgés, comprenant qu'ils ne pouvaient pas résister plus longtemps, mirent le feu à l'intérieur de l'édifice.
Source : Gallica

Georges Noblet Histoire de la Commune de 1871 (1871)

« Personne à Paris ne les connaît ; leurs noms sont nouveaux pour tout le monde. Nul ne saurait même dire à quel parti ils appartiennent. Sent-ils communistes, ou bonapartistes, ou prussiens? Sont-ils les agents d'une triple coalition? Quels qu'ils soient, ce sont les ennemis de Paris qu'ils livrent au pillage, de la France qu'ils livrent aux Prussiens, de la République qu'ils livreront au despotisme. Les crimes abominables qu'ils ont commis ôtent toute excuse à ceux qui oseraient ou les suivre, ou les subir. »
Toute révolution a besoin d'un prétexte pour colorer son but.
Source : Gallica

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