Résumé

Laurent Martin Histoire complète de la révolution de Paris en 1871… (1871)

Le moment est venu où, pour abréger votre supplice, il doit attaquer l'enceinte.
Il ne bombardera pas Paris ; il ne tirera le canon que pour forcer une porte; il s'efforcera à limiter au point de l'attaque les ravages d'une guerre dont il n'est pas l'auteur.
Il sait, il aurait compris lui-même, si vous ne lui aviez fait dire, qu'aussitôt que les soldats auront franchi l'enceinte, vous vous rallierez au drapeau. Il dépend de vous de prévenir les désastres inséparables d'un assaut. Vous êtes cent fois plus nombreux que les sectaires de la Commune ; réunissez-vous; ouvrez-nous les portes.
Source : Gallica

Laurent Martin Histoire complète de la révolution de Paris en 1871… (1871)

Mais la nouvelle la plus lugubre, la plus funèbre, est celle de l'incendie des Tuileries. On ne sait encore si le Louvre est épargné. Malgré les obus, la foule se porte sur la place du Théâtre-Français: une épaisse fumée monte au-dessus des Tuileries; le dôme est déjà écroulé ; dans l'aile de l'ex-ministère d'Etat, on voit, à travers les fenêtres, la flamme ruisseler, lourde, rouge et huileuse : c'est bien l'incendie du pétrole. Tout près, la fusillade et la canonnade roulent; c'est l'orchestre infernal qui accompagne ce spectacle de désolation.
Source : Gallica

Laurent Martin Histoire complète de la révolution de Paris en 1871… (1871)

Dès que les troupes de Versailles eurent occupé Courbevoie, le Mont-Valérien cessa de tirer, mais des canons et des mitrailleuses mis en batterie au-dessus de l'avenue continuèrent le feu. C'est en vain que les gardes nationaux essayèrent de se protéger derrière la barricade du pont; mal faite de pièces de bois et de pavés, trop peu épaisse pour résister au canon, elle fut en peu de temps ébranlée et détruite par les obus, et les pavés en furent dispersés. C'est alors que les fédérés firent les pertes les plus sensibles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature