Mont-Valérien

Définition et enjeux

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Peintres et sculpteurs contemporains… (1874)

“ Au fond, la silhouette formidable du Mont-Valérien se détache menaçante. Les arbres sont coupés, la terre est nue, sans une fleur, sans un brin d'herbe. On y voit, gardant encore quelque flaque d'eau sale, les ornières sinistres creusées par les roues des canons. La guerre a passé là. On s'est battu sur cette terre. Le squelette d'une maison effondrée, broyée par les obus, se dresse, là-bas, lugubre comme un gibet. Vêtue de noir comme sa mère, la petite fille traîne lentement une branche morte, en regardant devant elle avec de grands yeux fixes et tristes. ”
Source : Gallica

Paul et Victor Margueritte,  Revue des Deux Mondes

“ Au loin, par delà le vaste horizon de toits et de cheminées, une ligne bleue voilait le cercle des bois, les collines indistinctes, le profil confus du Mont-Valérien. Ils se taisaient, songeant à l’autre cercle, aux milliers, milliers d’ennemis qui occupaient, bouleversaient les rians villages, cette jolie terre des environs où ils avaient promené leurs amours et leurs rêveries de jeunesse. Berges de Bougival, étangs de la Celle-Saint-Cloud, taillis de Clamart ! ”
Source : Wikisource

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  La canne de M. Michelet : promenades et souvenirs (1886)

“ Le Mont-Valérien fait sa sieste paisible audessus des côteaux ensemencés, morcelés, jaunes ou verts, semblables à la carte d'échantillons d'un tailleur. La Fouilleuse n'est plus un dépôt de mourants : c'est un asile disciplinaire. Ces jeunes gens, qui, de blanc vêtus, travaillent aux champs, làbas, y sont mis en surveillance. Maison de correction, la ferme-modèle de l'empereur !. Ses hôtes, vêtus comme des marins, le béret en tête, y manœuvrent au tambour et au clairon, vont à la
messe à Rueil militairement et se régénèrent dans le grand air et le travail.
”
Source : Gallica

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