Jules Claretie,
Peintres et sculpteurs contemporains…
(1874)
“ Au fond, la silhouette formidable du Mont-Valérien se détache menaçante. Les arbres sont coupés, la terre est nue, sans une fleur, sans un brin d'herbe. On y voit, gardant encore quelque flaque d'eau sale, les ornières sinistres creusées par les roues des canons. La guerre a passé là. On s'est battu sur cette terre. Le squelette d'une maison effondrée, broyée par les obus, se dresse, là-bas, lugubre comme un gibet. Vêtue de noir comme sa mère, la petite fille traîne lentement une branche morte, en regardant devant elle avec de grands yeux fixes et tristes. ”
