Charles Malo, Champs de bataille de France, descriptions et récits… (1898)
“ Oui, parmi ces décombres fumants, derrière ces haies déchirées et ces murs croulants, dans cette église crénelée, remplie tout à la fois de blessés affolés et de combattants furieux, au milieu de Frœschwiller embrasé, s'agite encore, sublime de désespoir, une phalange qui meurt et ne se rend pas. C'est rue à rue, maison par maison, pied à pied enfin, que les Français disputent le terrain, et lorsque les Allemands ont achevé leur rude besogne, ils savent ce qu'il en coûte, et combien il faut sacrifier de bataillons pour coucher à jamais par terre les survivants de Malakoff et de Magenta. ”
