Louis Bertrand,
Revue des Deux Mondes
“ Je m’arrête tout au bord du stylobate, entre deux colonnes géantes aux fûts noueux comme des troncs d’arbre, mais dont le grain, fouillé et ciselé par les siècles et les intempéries, a des délicatesses de filigrane. Il me semble que le paysage est changé, qu’il se transfigure dans le vent qui monte toujours et dans les feux du couchant. Les hautes colonnes doriques se découpent magnifiquement sur l’espace et sur le ciel. Je me penche vers le vide qu’elles dominent, et je reste saisi par la splendeur de ce qui se voit à cette place, entre ces deux colonnes du temple de Ségeste... ”
