Résumé

L'Empire d'Annam et le peuple annamite… (1889)

Le roi Minh-mang faisait à lui seul le commerce de l'extérieur et la plus grande partie du commerce de l'intérieur de son royaume. Il avait réussi à chasser la majeure partie des Chinois établis au Tônk-king et en Dông-naï; ses navires faits à l'européenne et ses jonques de guerre allaient à Singapore, à Manille, à Batavia et à Maeao, pour y vendre, à son compte, le plus de riz, de bois d'ébène, d'ivoire, d'écorces colorantes, de cornes de cerf, de cannelle de calambac, d'ambre, de sucre, de soie, de laque, d'huile et de pierres précieuses qu'ils pouvaient.
Source : Gallica

L'Empire d'Annam et le peuple annamite… (1889)

L'avenir d'un ménage est assuré quand il y a beaucoup de filles dans la famille. Pour les petits estropiés en naissant, on les plaint, on en a pitié et on les élève comme les autres. Du reste, c'est à peine si l'on en voit et si l'on entend dire qu'il y en ait. On ne verra jamais un Annamite se plaindre de ce qu'il a trop d'enfants ; il regarde comme une grande bénédiction d'en avoir le plus possible, et comme il ne pense point à avoir des enfants riches et qui aient de grands biens, il croit fermement qu'ils trouveront comme lui place sous la vaste calotte des cieux et du riz à manger
Source : Gallica

L'Empire d'Annam et le peuple annamite… (1889)

S'il est pauvre, il ne pense qu'au riz et aux ignames, et s'il est un peu à l'aise, que sa maison soit propre, tout son luxe est de faire devant chez lui une petite cour en terre battue, bien soignée, qui sert aux femmes pour faire sécher leurs petites provisions de ménage, et un petit bocage derrière pour avoir un peu d'ombre; quelques oiseaux en cage qui le réjouissent de leur chant, un petit vase où il met des poissons rouges, et un peu plus loin un vivier pour la pêche. Tout le reste est champs, lisière d'étang et grande culture.
Source : Gallica

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