Minh Mang

Définition et enjeux

L'Empire d'Annam et le peuple annamite… (1889)

Le roi Minh-mang faisait à lui seul le commerce de l'extérieur et la plus grande partie du commerce de l'intérieur de son royaume. Il avait réussi à chasser la majeure partie des Chinois établis au Tônk-king et en Dông-naï; ses navires faits à l'européenne et ses jonques de guerre allaient à Singapore, à Manille, à Batavia et à Maeao, pour y vendre, à son compte, le plus de riz, de bois d'ébène, d'ivoire, d'écorces colorantes, de cornes de cerf, de cannelle de calambac, d'ambre, de sucre, de soie, de laque, d'huile et de pierres précieuses qu'ils pouvaient.
Source : Gallica

Adrien Launay Histoire ancienne et moderne de l'Annam… (1884)

Outre les soucis que lui donnaient les Européens, Minh-mang trouvait dans sa famille même des sujets d'inquiétude. Les fils du prince Canh pouvaient devenir des rivaux dangereux, le roi les fit mourir, ainsi que leur mère. Il songea ensuite à se débarrasser des deux généraux qui avaient demandé à Gia-long son éloignement du trône. Pour réussir, il employa son arme favorite, la perfidie. Il fit fabriquer une lettre portant le sceau du vice-roi du Tong-King, Nguyen-vân-thieng, qui appelait aux armes le pays tout entier, afin de détrôner le roi.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Mille Pierre Mille Louise et Barnavaux (1912)

Voilà pourquoi, quand meurt un roi d’Annam, on lui bâtit une ville, une maison, un kiosque pour ses bains, d’où il peut voir nager ses femmes. Et toutes ses femmes en effet sont transportées là, vivantes : dans cette ville morte, dans cette ville somptueuse, silencieuse, affreuse. Elles sont toujours là, les femmes de Minh-Mang, les plus jeunes au moment de sa fin, celles qui ont eu le temps de vieillir sans mourir encore !
Source : Gutenberg

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